Tahiclo’s Weblog
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Feb
09

MANTRONIC : la nouvelle espèce

Ceci est juste un récit, un témoignage…Une preuve écrite (même mineure !), que nous avons bel et bien existé, à un moment (temps ?) donné et endroit précis de cette immense galaxie, qu’est la voie lactée !!! Oui nous autres, « les humains », avons existé. Nous étions là, nous vivions sur la « Planète Bleue », la Terre… Unis, désunis, comme en temps de paix ou en temps de guerre, nous coexistions, depuis l’aube de l’humanité ! C’était ainsi… Je débuterai cette chronique comme suit :

« La Raison exclusive et inconséquente d’une poignée d’Hommes d’Etat, a prévalu sur la Sainte Ingéniosité noble et franche de l’Instinct Humain ! Instinct qui ne trompe jamais. »…

Ils le savaient. Ils le savaient tous. Mais ils ont voulu prendre ce pari fou !!! Et regardez où nous en sommes aujourd’hui ! Qui se souviendra de nous, qui pleurera sur notre triste fin, s’il ne subsiste aucun témoignage de notre passage dans cet univers ? Aucun de nous n’y a réchappé. Pas même moi, qui vous écris ces quelques lignes, avant ma mutation finale et inéluctable. J’espère simplement ne pas être le seul à pouvoir faire ce geste pour la race humaine. Car toutes traces matérielles, culturelles et autres de l’humanité toute entière ont été définitivement effacées, comme vaporisées par l’envahisseur. J’ai peur. Oui, j’ai peur que personne ( ?) ne se rappelle de nous. Que l’existence de l’Homme tombe dans l’oubli le plus total, pour l’éternité. Cette pensée m’est inconcevable ; à moi, l’astro-généticien. Je m’appelle Steven Mitchell, je suis chercheur en astro-génétique depuis plus de 20 ans. A l’heure où j’ écris ce récit, je suis en phase finale de mutation. J’ai pu quelque peu retarder le processus au niveau mental/intellectuel, grâce à un procédé neuro-chimique/génétique, élaboré dans mon laboratoire privé. Malheureusement, je n’ai pu aller plus loin dans mes investigations scientifiques. La mal extra-terrestre m’ayant atteint plus vite que prévu ! Ainsi, mes capacités à mener à bien mes travaux de recherche ont été réduites presque à néant.

J’espère seulement arriver au bout de cette trace écrite humaine et expliquer un tant soit peu, ce qui nous ai arrivé, en ces derniers instants de l’ère humaine. Il faut à tout prix, que quelqu’un, quelque chose (?), ou je ne sais trop quoi, mettes la main sur ce bref document et saches que nous étions des milliards d’âmes et que nous devons notre extinction à des êtres venus d’ailleurs, d’une autre galaxie, d’un monde jusqu’ici inconnu de la race humaine…

Tout a commencé ainsi…

Les satellites qui gravitaient très haut dans le ciel, tout autour de la terre, tombaient en panne les uns après les autres. Imaginez les conséquences en matières de communication, de déplacements terrestres et aériens… Même les stations relais, qui côtoyaient les habitations humaines, présentaient de drôles de signes de dysfonctionnement ! Des radars se mettaient spontanément à fondre sur place, comme du métal en fusion. Des antennes de radio-télécommunication se tordaient en tous sens ou se froissaient sur elle-même, comme du papier aluminium ! Personne ne comprenait ce qui se passait, mais pressentait le pire. Un danger invisible, proche, très proche. Quelque chose ne tournait pas rond, ça c’est certain ! Tous les pays du monde entier sans exception étaient concernés par ces bizarreries ! Puis rapidement, ces phénomènes d’un autre genre, ont commencé à se multiplier. Comme par exemple ces puissants phénomènes électro-magnétiques, qui se produisaient sous nos pieds, à des milliers de kilomètres sous terre, ont fait subitement leur apparition -de façon plus ou moins irrégulière- à la surface de la terre. Aucun de nos instruments les plus performants, n’étaient en mesure de les détecter. Ainsi, nous ne pouvions que subir leurs effets dévastateurs ! Je me rappelle des conséquences terribles de ces phénomènes électro-magnétiques, quand ils avaient lieu en mer près des côtes. J’ai encore en mémoire le « Killer », l’effroyable Tsunami du Pacifique Sud, qui détruit toute forme de vie (humaine, végétale, animale ; sur terre, comme sur mer !) et détruisit ainsi, presque entièrement cette partie du monde ! Une vague rageuse de 600 mètres de hauteur a surpris tout le monde, tant elle fut subite. Même le monde scientifique était stupéfait devant un tel effet foudroyant et instantané. Jamais on n’avait vu un Tsunami avec une trajectoire aussi précise. Il était comme orienté et emmené par une main géante invisible. Toujours de même forme et de même intensité sur toute la longueur de son parcours. Un mur d’eau, compact, et démesurément large, de 600 mètres de hauteur qui glissait à la surface de la mer, sur des centaines et des centaines de kilomètres, à une vitesse fulgurante de 180 km/heure. Du jamais vu auparavant ! L’un des rares satellite, encore en fonctionnement et témoin de la scène, nous a rapporté d’étonnantes et terrifiantes images de ce « Killer ». Les rares chaînes de télévision nationales et internationales, qui pouvaient encore émettre, via des canaux sécurisés, passaient en boucle la séquence du Tsunami. Mais les grands de ce monde minimisaient l’événement, en mettant cela sur le compte d’un phénomène naturel exceptionnel, d’une extrême rareté et dont la dernière apparition remonterait à des centaines de milliers d’années.. Ils en rajoutaient en affirmant que ce type de Raz de Marée ne se produisait qu’entre deux ères (ère glaciaire/ère chaude). Et que nous étions précisément en fin d’ère chaude. Bla bla bla… Avec à l’appui, toutes sortes de campagnes gouvernementales bien huilées/formatées de mises en confiance, de propagandes écologiques etc, etc… Comment la coalition des pays les puissants économiquement au monde avait-elle pu nous faire ça ? Ce sont eux les coupables, les Chefs d’Etat, qui nous ont amené à notre perte ! Encore une fois et comme d’habitude, ils ont manipulé les civils, afin de détourner leur attention du grave danger qui menaçait l’humanité. J’ai cherché à comprendre, mais en vain. Il était trop tard quand la vérité éclata au grand dam de tous ces êtres humains innocents, que nous étions. Oui, c’est la vérité, j’ai cherché par tous les moyens, à savoir ce qui se cachait derrière toutes ces mascarades médiatico-gouvernementales. Mais à chaque fois, je me retrouvais face à un mur, des portes closes et des bouches fermées. Mon entêtement a fini par éveiller des soupçons chez des hommes hauts placés, à la solde du gouvernement et autre NSA (National Security Agency) et organisations militaires d’élite. Ainsi, j’étais devenu la nuisance, l’ Indésirable, qui fourrait son nez partout ; et dont il fallait à tout prix, réduire au silence. Je leur faisais si peur que ça ? je devais vraisemblablement tenir une piste sur laquelle, je pouvais les confondre tous, autant qu’ils étaient ! Du coup, j’ai du me séparer de ma femme et de mes 2 filles, les éloigner de ma personne, pour les protéger. Maintenant, je sais, qu’elles sont toutes trois perdues à jamais, comme nous le sommes tous! C’est étrange, mais c’est moi qui aujourd’hui doit me protéger d’elles, jusqu’à ma mutation totale. Ma femme et mes 2 filles ne savent plus qui elles étaient avant leur transformation. L’envahisseur extra-terrestre les a programmé et lancé à ma poursuite, de peur que je trouve un antidote afin d’enrayer le fléau. J’ai commencé a ressentir les prémices du changement qui se manifeste en moi depuis quelques semaines déjà. Et cela, malgré la substance neurochimique/chimique que je me suis inoculé et qui lutte contre la mutagenèse. Ma vue est presque totalement numérisée. Mes paramètres visuels sont devenus plus que pluri et multidimensionnels ! je commence à percevoir toutes sortes de rayons invisibles à l’œil humain. Idem pour toutes les nuances de différentes couleurs ; par exemple ma vision numérique me permet de discerner 365 nuances de rouge !… L’ensemble de mes systèmes sensori-moteurs s’est ultra développé. En outre, mon aspect physique a subi de brusques modifications irréversibles, qui ont profondément altéré la nature initiale de mon corps… Mon tout nouveau capital ultra sensoriel me permet aussi de décomposer visuellement de façon instantanée, la structure chimique du papier, sur lequel j’écris en ce moment. Et cela jusqu’à l’atome. Ce qui est un peu gênant ! La mutagenèse n’a pas encore opéré son travail de fond sur mes yeux humains. Je peux encore voir les mots que j’écris, mais déjà des suites de « 0 » (zéros) et de « 1 » apparaissent faiblement en relief, en dessous des phrases que j’écris. Comme une transcription numérique ! Mais je continuerai à coucher des mots sur le papier, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien d’humain en moi !

Des mois et des mois auparavant…

Une mini météorite tombait du ciel et s’écrasait sur le nord de la baie de San Francisco. Pas plus grosse qu’un ballon de basket, mais quel dégâts matériels ! Fort heureusement la population y a réchappé, comme par miracle. Ce n’était qu’un élément de plus dans la suite ahurissante de phénomènes étranges qui se produisaient partout sur notre planète. Un appareil militaro-scientifique gouvernemental se déploya autour de la sphère, encore rouge feu, de part son passage dans notre atmosphère. Des hommes armés protégeaient une vaste zone, déclarée interdite au public. La logistique matérielle militaire planta de larges et hauts panneaux écrans pour délimiter un périmètre de sûreté. Même de la plus haute des habitations humaines, on ne pouvait voir ce qui se passait au-delà de cette ceinture d’acier. Un lourd secret régnait autour de cette mini météorite. Aucune, mais vraiment pas une seule information ne fut divulguée à la presse à son sujet. Dossier classé « Secret Défense ». Quand des civils, journalistes et autres curieux s’approchaient de la zone protégée, les hommes armés pointaient leur fusil mitrailleur sur eux et les sommaient de faire demi tour. Sinon!… Au fil des semaines qui suivirent, la population locale finit par s’habituer à la présence de tout ce déploiement militaire. On en venait même à oublier l’objet de leur présence: la sphère tombée du ciel. Jusqu’au jour où!… En cette charmante matinée de printemps, qui nous réservait une superbe journée ensoleillée, moi Steven Mitchell, comme bon nombre de mes concitoyens, me rendais sur mon lieu de travail. Je percevais bien la présence de quelque chose d’étrange, dans l’air que nous respirions. Cela n’avait pas d’odeur, mais chatouillait les narines, à chaque inspiration. Ce n’était même pas visible à l’œil nu, mais on avait l’impression d’inhaler d’infimes particules métalliques. Un peu comme de la limaille de fer, mais en beaucoup moins dense et infiniment plus petit! Une sensation qui s’accentua au cours de la journée. Mais, les mesures prises par les services sanitaires de la Baie de San Francisco étaient toutefois minimes! Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, le ciel prenait une couleur gris pastel et pailleté. Assez foncé cette fois-ci, pour être perceptible à l’œil nu. On aurait dit que l’on avait répandu dans le ciel des millions de minuscules débris de miroirs cassés. On assistait en direct à une véritable prolifération de ces particules métalliques. Du coup, on en respirait beaucoup plus, qu’en début de journée. Le phénomène se précisa au cours des jours et des semaines suivants, puis se répandit au-delà de nos frontières, à travers toutes les régions habitées sur la planète terre. Les cieux se couvrirent d’une couche gris métallisé, assez épaisse, pour que les rayons du soleil ne la traversent pas! En bas sur terre, les civils commencèrent vraiment à paniquer, quand ils constatèrent des changements au niveau de la couleur de leur peau. Blancs, noirs et jaunes voyaient leur carnation virée au gris métallisé. Le tout accompagné de raideur musculaire et de durcissement au niveau de l’épiderme. Pas de virus, pas de microbes, ni bactéries! Un vrai mystère. Pas de fièvre non plus, chez quiconque. Sans le vouloir, voilà que l’alerte était donnée. Alerte qui aurait pu déclencher une crise dangereuse dans tout le pays! Les autorités compétentes (?) : « Nous avons la situation en main… Nous vous demandons de rester à l’intérieur de vos habitations et de ne sortir seulement, quand cas de force majeure!… » Des voitures de l’armée avec haut- parleurs pétaradaient le message à travers les voies urbaines de la Baie de San Francisco et partout ailleurs. Idem à la radio, comme à la télé; bien qu’il ne restait plus qu’une chaîne nationale en fonctionnement et peut-être 1 ou 3 stations de radio qui émettaient encore. Les même mises en garde, les même recommandations, encore et encore! Les images édifiantes d’autres parties du monde nous parvenaient, bon gré mal gré. Pas des plus encourageantes, non plus! Surtout dans les pays du sud. Devant nos petits écrans, on regardaient ces millions et ces millions d’âmes, les plus pauvres de la planète, se métamorphoser physiquement. Ces gens ressemblaient à des robots, tant leur peau apparaissait dure et métallisée! Et leurs yeux. Oui, leurs yeux. Des boules rouges lumineuses en plein milieu du visage! C’était déroutant! Les traits figés de leur visage, oh mon dieu, c’était affreux! Sans attendre plus longtemps, les Chefs d’Etat de tous les pays ont interdits l’accès à ces images, à toute la presse écrite et chaînes télé. Les radios ne furent pas épargnées pour autant. Le sujet des « Hommes Robots » comme nous les appelions, était devenu tabou. Nous étions tous terrifiés à l’idée de leur ressembler, un de ces quatre. Mais en même temps, nous nous sentions protégés, en tant que pays riches. Nous étions encore confiants en nos scientifiques. Les autorités nous tambourinaient les oreilles à longueur de journée: « Nous allons enrayer cette épidémie, nous sommes sur le point de mettre en service un antidote, et chacun d’entre nous en bénéficiera… Ensemble nous sortirons de cette crise, comme nous l’avions déjà fait maintes fois dans le passé!… » Foutaise!!! Moi de mon côté, je décidais de m’enfermer dans mon laboratoire privé, et me mettre au travail. Ainsi, les jours et les semaines passaient. La situation mondiale sur ce front, ne faisait qu’empirer. Et dans bien d’autres domaines aussi. L’escalade de la violence s’emparait de toutes les villes. Même les plus petites. Les pillages allaient bon train… Moi, de mon côté, je poursuivais mes recherches, bien qu’étroitement surveillé par les agents fédéraux, de jour comme de nuit. Ils se postaient devant la porte de mon labo bunker, qui se situait en sous-sol et filtraient les entrées et les sorties. Alors que je n’avais que très peu de visiteurs. Pris par mon travail, auquel je me consacrais entièrement, je ne sortais pratiquement plus. Une lourde responsabilité pesait sur mes épaules. Il paraît qu’il avait été décidé en très haut lieu, que tous les espoirs d’enrayer le fléau reposait sur moi. Le gouvernement avait une attitude ambiguë vis à vis de moi. D’un côté, on me soumettait à une étroite surveillance et d’un autre, on répondait à tous mes désiratas. Tout ce dont j’avais besoin (matériel de travail en particulier) m’était octroyé immédiatement. Puis arriva le jour, que j’avais tant redouté. LE JOUR, où tout à basculer et accélérer pour moi. Suite à près de 74 heures de travail en continu, je m’étais endormis dans un coin de mon labo privé, à même le sol. Je n’avais pas mis le pied dehors depuis 8 jours. Le gouvernement m’approvisionnait grassement en nourriture. Mes reserves étaient plus que pleines… Quand des coups terribles sur la porte d’entrée lourdement blindée de mon labo résonnèrent. Je me levais en sursaut. Je me sentais bizarre, j’avais du mal à me mettre debout. Avec effroi, je constatais que la couleur de ma peau avait plus que foncée et que mon épiderme s’était considérablement durcie. La cadence acharnée de travail que je m’étais imposée m’avait fait quelque peu oublié mon apparence et mes sensations physiques! Les coups tonnaient de plus en plus fort sur la porte blindée. Une petite caméra cachée, placée en coin en hauteur, à l’extérieur, filmait les visiteurs. Ainsi, je pouvais voir qui se présentait à mon labo en sous-sol. J’appuyais donc sur la touche qui raccordais l’écran à cette caméra. Quelle fut ma stupeur ! Sur le seuil de ma porte, 2 robots compacts, avec au beau milieu du visage 2 boules rouges lumineuses, en guise d’yeux. Je me précipitais dans le long couloir qui aboutissait à la porte blindée. Celle-ci se déformait sous les coups assénés. On pouvait y voir très nettement, les marques des coups de poing enfoncées dans la porte. Dieu merci, elle était assez épaisse, pour résister à une telle puissance de frappe ! Via l’interphone, je hurlais «-Que me voulez-vous ? Qui êtes-vous ?» Pas de réponse, en vain. Les coups cessèrent et j’entendis les pas lourds des robots s’éloigner. Mon cœur battait la chamade, je tremblais de toute part. Je m’en retournais au pas de course au cœur de mon labo, et verrouillais hermétiquement la 2ème porte blindée, par mesure de précaution. Et là, je remarque que mon PC hologramme compte plusieurs messages, remontant à 6 jours déjà. Je les passe en revue. Ils ont tous été envoyés par 2 amis journalistes d’investigation. Amis, qui comme moi, recherchent la vérité, veulent abattre l’arbre qui cache la forêt. Je lis et relis les messages avec attention. Ils étaient porteurs de bien alarmantes nouvelles. L’ultime message, quant à lui, m’annonçait la fin. La fin de notre espèce. Mes 2 amis journalistes avaient essayé en vain de me contacter depuis plusieurs jours déjà, mais en vain. De part mon isolement plus ou moins forcé, j’avais quelque peu délaissé les évènements extérieurs à mon labo privé. Alors que la race humaine subissait la pire période de toute son histoire ! Son extinction ! Les images attachées au dernier message, étaient plus que déroutantes. Elles montraient mes 2 amis, me faire leurs adieux, tout en me confiant qu’ils étaient perdus, comme le reste de l’humanité. Leurs voix avaient changé; métalliques, monocordes et sans émotion. Dans leur derniers instants humains, ils me faisaient partager leurs découvertes en matière d’investigation. Voilà, ce que mes amis me dévoilèrent: « Une alliance s’était scellée entre les dirigeants des pays les plus riches du monde et un peuple surgi du jour au lendemain, du vide interstellaire. Ce peuple, du moins l’ambassade envoyée sur terre les représentant, et cela à l’insu du reste de l’humanité, se voulait pacifiste et agir uniquement pour notre bien (commun ?). Comment ce peuple nous avait-il trouvé, dans cet univers peuplé de milliard et de milliard de galaxies ? Un de leur appareil ultra perfectionné qui balaye l’espace inter et extra-sidérale à la recherche de nouvelle forme de vie, a détecté une sonde humaine envoyée au 20ème siècle, du nom de «Voyager 1». Et en tant que peuple pacifiste explorateur, il ne pouvait laisser passer cette opportunité de rencontre avec la «civilisation humaine», si différente de la leur… Vu le bien pitre état du patrimoine écologique terrien, ce peuple se proposait même d’apporter si besoin est, une amélioration radicale des habitats naturels et autres… S’ensuivit de longues discussions, tractations et négociations, méfiance et curiosité humaine oblige. Avidité aussi. Que pouvaient-ils retirer économiquement, militairement de ce peuple venu d’ailleurs ? Nos dirigeants mirent près de 8 ans avant d’aller plus loin au niveau contact avec ce peuple extra-terrestre. Cela faisait donc déjà 8 longues années, que nos dirigeants pour parlaient avec ces étrangers interstellaires. 8 années durant lesquelles aussi, ces derniers semblaient s’intéresser avec verve, à tout ce qui touche la génétique humaine. Là pareillement, l’ambassade extraterrestre proposa son aide. Subséquemment, travaux et autres recherches en ce domaine allèrent se multipliaient allègrement. Il en allait de même pour les échanges diplomatiques entre la coalition des dirigeants des pays les plus riches du monde et l’ambassade de ce peuple inconnu. Jusqu’à ce qu’un groupe formé uniquement de scientifiques extraterrestres, demande l’autorisation express de passer au stade de l’expérimentation sur des sujets vivants. Tout de go, un veto leur fut imposer de la part de la coalition terrienne. Mais après maintes tactiques et prouesses diplomatiques, les scientifiques extraterrestres obtinrent ce qu’ils voulaient. Les Grands de notre monde ne voulait pas prendre le risque de briser une alliance unique en son genre, avec un peuple inconnu. Qui sait ce qu’ils pouvaient en tirer de ces étrangers interstellaires? De nouvelles technologies, énergies et bien plus, peut-être!!! La coalition des pays les plus riches de la terre leur proposa comme suit : «Nous la coalition terrienne vous offrons la possibilité de tester certains et uniquement les travaux que nous avons jugés compatibles avec l’éthique humaine. Pour cela, nous mettons à votre disposition quelques sujets humains issus de la partie sud de notre planète. Partie la plus pauvre. Dite celle des pays sous-développés. Beaucoup de vos requêtes scientifiques ont été rejetées par notre élite de savants… Veuillez dès à présent, nous faire savoir par le biais de vos ambassadeurs, si vous acceptez ces préliminaires. Ensuite, nous aviserons et poursuivrons, si besoin est, les pour parlers, afin de rechercher la meilleure issue possible ; que nous espérons profitable pour nos 2 civilisations.» Moi, Steven Mitchell, ne voulait pas en croire mes yeux . La stupéfaction fit place à la colère, puis à la rage. La suite du message était bien pire encore. «… Mitchell, notre ami, ce peuple venu d’ailleurs n’attendait que ça. Qu’une telle aubaine se présente à eux. Les extraterrestres ont fait miroiter à nos imbéciles de Chefs d’Etat, ce qu’ils voulaient voir dans le miroir. Et dit haut et fort, ce qu’ils voulaient entendre. Mieux, subtilement, Ils ont joué la carte maîtresse, avec prudence bien sûr. Leurs recherches pourraient être applicables dans la mesure du possible à d’autres domaines. Tout de suite, la coalition des pays les plus riches de la terre a pensé «domaine militaire». Et nous en concluons, que c’est là que tout a basculé. Inconscients et aveuglés par leur cupidité nos imbéciles de Chefs d’Etat ont cédé à la requête de tests sur des sujets vivants, ambitionnée par les extraterrestres. Ainsi donc, l’expérimentation scientifique sur les quelques hommes, femmes et enfants sélectionnés en provenance des pays sous développés, devait se dérouler sur la face cachée de la lune ; où l’ambassade extraterrestre installa son propre laboratoire. Jusqu’à aujourd’hui, personne -au niveau de la coalition des pays les plus riches de la terre- ne sait ce qu’il est advenu de ces pauvres cobayes humains ! En tout cas, la suite des évènements, on la connaît ! Pannes en série des réseaux de transmission et de télécommunication. Sur terre comme dans les airs. Tsunami du Pacifique Sud… Finalement, nous en sommes venus à croire que, les tests menés par les extraterrestres sur les cobayes humains des pays dit sous développés, devaient être concluants ; puisqu’ils nous balancé cette sphère -en provenance de la face cachée de la lune- programmée à transformer chacun d’entre nous en robot ! Leur seul but dès le départ, était de coloniser notre planète. Peut-être ont-ils déjà répété cette opération à plusieurs reprises. Certes c’est un peuple extraterrestre explorateur. Mais pacifiste, sûrement pas ! Leur monde a t-il été détruit ? Pourquoi nous ? pourquoi notre planète ?… Mais avant d’imposer leur suprématie sur terre, ce peuple voulait, devait, ?, à tout prix savoir s’il pouvait provoquer une Mutagenèse totale chez l’être humain. C’est ce que nos investigations nous dévoilent. Leur façon de faire nous a interpellé. C’est vrai, pourquoi une telle complication de leur part ? Il existe des procédés d’extermination beaucoup plus simples, rapides et surtout plus efficaces ! Bref, ce serait bien trop long d’entamer un débat sur ce sujet ! le peu de temps qui nous reste, nous est compté !. Ceci, est probablement, notre dernière communication, en tant qu’êtres humains. D’autre part, nous n’avons aucune idée a à quoi ressemble ces extraterrestres. Ah oui, au fait, nous pensons avoir reconnu ta femme et tes 2 filles, en revenant de ton labo. Nous nous étions rendu un peu plus tôt chez toi aujourd’hui. Et faute de réponse de ta part, nous sommes repartis bredouille. Les plus sinistres pensées nous ont traversées l’esprit. Peut-être étais-tu toi aussi totalement transformé? Ceci dit, à l’approche des 3 robots, nous nous sommes cachés derrière un muret, là nous avons reconnu le collier en opale autour du cou de l’un d’entre eux -tu te rappelles le collier en opale que tu avais offert à ta femme, le jour de vos 10 ans de mariage- Il n’y en a pas 2 entre mille, il est unique. Nous l’avons bien reconnu, tous les deux. C’est la vérité ! En plus les dit robots sortaient de ta voiture. L’un deux l’avait probablement conduite. C’était bien la voiture que tu avais laissé à ta femme et tes 2 filles, quand tu as du te séparer d’elles, par mesure de sécurité ! On se rappelle bien de ce collier d’opale. Il était unique. Tu l’avais fait faire spécialement pour ta bien aimée. Ce ne peut-être qu’elles. Ceci dit, méfies-toi quand même! Les robots sont très agressifs vis à vis des très rares humains, qui ne sont pas encore en phase de mutagenèse. Alors notre ami, si tu as pu lire ces messages, tant mieux! Mais malheureusement mon ami,il nous faut te dire adieu. Adieu. Nos forces humaines nous abandonnent. STOP FIN DE MESSAGE. » Que devais-je penser et faire de toutes ces informations, à présent? J’avais été protégé quelques temps, car je m’étais retranché entre les murs de mon labo privé. Mais je sais bien, que maintenant les heures et les minutes me sont comptés,. Je ne pouvais plus attendre. Et c’est à ce moment là que je décidais de m’inoculer le fruit inabouti de mes recherches. Un procédé neurochimique-génétique. Je devenais donc ainsi, mon propre cobaye, que je le veuille ou non! La situation actuelle ne me laissait pas le choix. Puis, je restais là, comme ça, à attendre que la mutagenèse fasse le reste; prenne le dessus et me change en robot. De nouveau, des coups terribles retentirent sur la porte d’entrée blindée. Puis diminuèrent en intensité, pour stopper totalement… j’étais là, témoin du temps qui s’écoulait sur la pendule murale. Petit à petit, mon apparence humaine s’effaçait, pour laisser place aux premiers signes physiques de robot!

Enfin, voilà tout ce que je peux vous dire, vous écrire plutôt. Ma vision se change, je ne vois presque plus les mots que j’écris, mais je lutte, je lutte. Robot, je le suis devenu, on dirait. Dieu, dieu que t’avons-nous fait, pour que tu nous abandonnes ainsi? Je sens que, je sssens 00100000001110001, je lutte, je 001000000111101110, fini, c’est fi 001000000000001, c’est 001000000110000—µµµµµµ0011. Biiiiiiip!!!

« Mutagenèse accomplie. Je répète mutagenèse accomplie. Code Robot 001. Rapport au QG. OPERATION MANTRONIC terminée, réussie. Je répète. OPERATION MANTRONIC sur Planète Terre, terminée et réussie. Le dernier humain vivant n’est plus. Steven Mitchell a été complètement absorbé puis détruit par mes canaux xano-numériques Code Robot 001. Mes réseaux internes Mantronic vont à présent effacer toute mémoire appartenant à Steven Mitchell. « ERASE/DELETE ». Mémoire effacée/détruite. 00100000011110001—µµµµµµµµµµ+++ Biiiiiiiiip »

Feb
09

ARMAGGEDON: Le Fléau

«L’éruption du Mont Saint Helens aux USA fut telle, qu’une bonne partie de la Montagne s’est effondrée. Ce fut spectaculaire et terrifiant, à la fois. On ne sait pas s’il y a des morts pour le moment…»

3 ans plus tard…

Benny accompagné de sa petite famille, vient tout juste d’en finir avec son installation de camping. Comme d’innombrables autres vacanciers, nouveaux arrivants, anciennement venus. Une multitude de caravanes et voitures occupent le bel espace sauvage verdoyant; admirablement agencé et équipé, pour la satisfaction des campeurs. Tout ceci en parfaite communion avec la nature environnante. Du moins en grande partie… L’aire de camping se trouve à quelques vols d’oiseau du Mont Saint Helens, la fameuse montagne qui a vu s’effondrée une bonne partie de son flanc, il y a quelques années déjà. Depuis, les autorités fédérales ont données leur feu vert, pour la réouverture des aires de camping environnantes. Le danger d’une nouvelle éruption étant écartée pour le moment. Tout se passe donc à merveille, sur le site de vacance. Les enfants s’amusent, les parents se reposent.. on se rencontre, on se côtoie, on partage les même activités, baignades, randonnées en nature, barbecues, etc, etc… En plus, il fait beau. Très beau même. Le soleil est à son zénith. Tout est réuni, pour faire de ce séjour une part de rêve! Ainsi donc, les jours passent et se ressemblent, dans la liesse générale. Tout le monde, il est beau, gentil, heureux, bronzé et zen. Des excursions au pied du Mont Saint Helens sont organisées. Il y a foule pour poser pied sur ce qui reste d’une partie du flanc de la montagne. On pause, on sourit? Click par ci, click par là. Quelques flashs crépitent. On est content. Chacun possède sa petite photo souvenir du Mont Saint Helens. Le volcan assagis -à part quelques petites fumeroles qui émanent de son sommet- offre une vue panoramique et paradisiaque sur les alentours. C’est divin! Les jours passent et se ressemblent, dans ce micro jardin d’Eden. Mais qui parle de «Paradis», sous entend quelque part «l’Enfer», aussi.

Par une belle nuit claire et chaude, tous les regards des vacanciers -aidés par un scientifique amateur- se portent sur la voûte céleste, cloutée d’une myriade d’étoiles, rassemblées en une voie lactée, qui se déplace lentement, vers l’horizon. Des oh et des ah, s’échappent des bouches des admirateurs. Les plus connaisseurs d’entre eux en la matière, ont le privilège de mirer ce magnifique phénomène céleste, au travers de lunettes astronomiques. Soudain Benny, un fieffé astronome amateur lui-même, attire l’attention du scientifique amateur, sur une bizarrerie, qu’il venait d’apercevoir, via son mini téléobjectif. L’autre se penche et regarde, à son tour.

« -C’est étonnant. C’est étrange. Cette espèce de masse gazeuse verte qui apparaît là. Ca paraît assez proche de nous. Laissez-moi voir ça de plus près. Excusez-moi, merci. »

Quand tout à coup, un des vacanciers s’écrit: « - Regardez du côté de la montagne, on dirait un nuage vert, qui sort du sommet. Vous avez-vu ça un peu ? »

Tous les regards se tournent donc vers le Mont Saint Helens. Cette fois ce sont des oh et des ah d’étonnement, de questionnement, qui s’échappent des bouches des vacanciers. Des « oh ! mais qu’est-ce que c’est ? » « C’est quoi ça, c’est bizarre ! » «Oh ! Un nuage vert qui sort du haut de la montagne » « Regardez comme il avance vite vers nous !! » « Vous avez vu sa forme, on dira qu’il a de longs doigts » « Ca ressemble plutôt à une griffe, vous voulez dire !!! » « Je dirais, des griffes même » « Un nuage vert qui ressemble à une griffe, j’avais jamais vu ça, avant. » Benny et le scientifique amateur ont abandonné l’observation à la lunette, pour se rendre compte de leurs propres yeux, de ce qui se passait. Tous deux en étaient stupéfiés, ébahis, éberlués, quoi. Etrangement, la curiosité visuelle des vacanciers, annihilait toute appréhension qu’il pouvait avoir en eux. Tous étaient comme happés par le phénomène naturel, qui se produisait sous leurs yeux. Ils en oubliaient donc, la possibilité du moindre danger, à rester là, immobile, dans la contemplation d’un nuage vert en forme de griffe, qui progressait à bonne allure, dans leur direction. A croire aussi, qu’ils en avaient oublier la notion de temps, aussi. Il était tard, trop tard ! D’aussi loin que la masse nuageuse provenait, elle les rejoignit, en 2 temps, 3 mouvements. L’immense griffe éthérée de couleur verte enveloppa les vacanciers entièrement, ainsi que le camping, dans sa totalité… Il était tard, très tard. 3heures 17 du matin.

Le lendemain

Le soleil est déjà très haut dans le ciel, quand les campeurs se lèvent, quasi tous en même temps… Aux alentours de 14 heures, tout le monde se rassemble autour d’un barbecue géant et partage ses pensées, au sujet de ce qui s’était passé la nuit précédente. Apparemment, rien à signaler. Tout le monde se porte bien, a bien dormi, est en bonne santé. Pas de quoi affoler une cigale alors ! En plus, le soleil brille admirablement et anormalement, au-dessus de l’aire de camping. Quand soudain, un groupe d’ados fait remarquer aux adultes préparant le barbecue géant, l’étrangeté des ombres que leurs corps projètent sur le sol. Le mot passe comme une traînée de poudre, à travers tout le camping. En moins de 2, la totalité des vacanciers a les yeux rivés sur le sol. Leurs ombres sont démesurément grandes ; surtout par rapport à l’intensité de la lumière du soleil !!! Elles -les ombres- semblent s’agiter en tous sens, se dissociant des corps auxquelles elle sont rattachées. La panique se répands à la vitesse de l’éclair parmi les vacanciers. Certains se mirent à crier et se figer de peur sur place., D’autres ruèrent partout, épouvantés. Les ombres, continuaient à se dissocier des corps des vacanciers. Le camping est maintenant plongé dans l’effroi. Des mères, des pères, hurlent les noms de leur progéniture, d’autres jettent tout simplement leurs enfants dans leur voiture, caravane… Crises d’hystérie par ci, crises d’hystérie par là, par centaines! Les ombres finissent par se désolidariser totalement des corps des campeurs. Des voitures démarrent au quart de tour, n’importe où et n’importe comment, et renversent des femmes, des enfants… le camping s’est changé en un chaos indescriptible. A présent les ombres, libres de leur mouvement, se positionnent tout autour de l’aire de camping, encerclant les vacanciers, dans leur totalité. A croire, qu’elles veulent garder tous ces pauvres gens effrayés prisonniers des lieux. A l’approche du cercle formé par les ombres, les voitures tombent en panne et les vacanciers s’écroulent raides morts sur le sol. Les ombres, referment petit à petit le cercle qu’elles avaient formé, autour de la zone délimitée du camping. Tuant ainsi, tous les campeurs! Et tout se termine dans un silence de mort. C’est le cas de le dire! Les ombres se rassemblent pour ne former qu’une seule grosse tâche noire au contour déformé, qui danse, se diminue et s’allonge tour à tour, sur le sol. Enfin, cette masse noire informe, quitte les lieux… On voit au loin dans la vaste nature verdoyante, briller au soleil, le majestueux Mont Saint Helens.

Des jours plus tard.

Marshall, FBI, police et autres légistes, débarquent sur le lieu de camping. Des centaines de corps sans vie, jonchent le sol. Des voitures ici et là, à moitié renversées.

«-Marshall, que s’est-il passé ici?

-Je n’en ai aucune idée, Agent Droley. Tout ce que je sais, c’est qu’il s’est passé quelque chose. C’est évident. Et nous sommes là, pour le découvrir.

-Marshall, à première vue, nos hommes n’ont trouvé aucunes traces de coups, blessures, d’agressions d’animaux et autre… Il semblerait que tous ces gens soient morts, de mort naturelle!!!

-Ah, ne confondez-pas vitesse et précipitation, Agent Droley. Des analyses plus approfondies, nous en dirons plus. Pour l’instant, il nous faut évacuer tous ces corps hors d’ici. Allons ne perdons pas de temps.»

Au cours des mois et des semaines qui suivirent, des villes, voire des états entiers en Amérique du Nord, furent décimés. Personne -des plus hautes sphères de l’état, au plus brillant des scientifiques- ne comprenait ce qui se passait. Aucune explication plausible. Il n’était pas question de maladies virales, bactériennes ou autres. Rien de tout cela! Ceci, dépassait l’entendement du plus sensé des humains!!!! Pendant ce temps, l’armée des ombres grandissait et se multipliait après ses passags au travers des communautés humaines. Seuls les animaux étaient épargnés. Allez savoir pourquoi? Faut-il une raison à tout, après tout? Le fléau invisible -comme l’appelait les autorités nord américaines, sans savoir de quoi il s’agissait- commençait à atteindre l’Amérique du Sud, puis ce fut au tour de l’Afrique, de ‘Europe. La race humaine semblait impuissante à endiguer ce ravage planétaire. Que faire!!!!

Alors que l’armée des ombres se propageait en Asie…

Sur la terre sacrée de la ville de Jérusalem, déserte, ravagée par le fléau invisible, un vieil homme, les cheveux et la barbe blanche comme de la chaux, se construisait une petite cahute, avec de la terre glaise et quelques troncs d’arbre. Des amulettes sur lesquelles étaient gravées des signes kabbalistiques, pendaient autour de son cou. Le vieil homme s’affairait à la finition de son habitat. Le soleil était en pleine phase descendante et le ciel étendait peu à peu son bleu sombre tout autour du vieux solitaire. Il s’appelait Gabriel. Il savait que le moment était venu. Les amulettes magiques autour de son cou, dissimulaient sa présence, à l’armée des ombres. Et oui, le moment était venu. C’était ainsi. C’était écris. Que pouvait-on y faire. On peut modifier le destin, mais pas le changer! Il va falloir se montrer fort devant un adversaire de cette taille. Ne pas plier, face à un tel moment du destin. Le plus fort que l’humanité ai connu, depuis sa création! Renoncer par peur, serait condamner la race humaine, pour l’éternité. Affronter le fléau invisible devait être le seul et unique but de Gabriel. Lui qui savait ce que les humains ne savaient pas. C’est-à-dire, la venue de l’armée des ombres, en notre monde. Lui seul savait, comprenait ce qui se passait. ARMAGGEDON. La bête de l’apocalypse était donc lâchée. L’affronter, il le devait. Il le devait aux milliards d’êtres humains disparus et à ceux qui étaient encore vivants. La bête, se nourrissait de ces pauvres âmes humaines, pour accroître sa force et son invincibilité. Elle a pris forme terrestre, sous les traits de ces ombres. «-Yahvé, Yahvé, toi le très haut, aides-moi, donnes à ton serviteur la toute vaillance pour combattre la bête.» Lorsque la terre sacrée de Jérusalem fut totalement plongée dans le noir absolu, Gabriel, le vieil homme, dessina sur le sol sableux, des signes kabbalistiques et autres formules magiques, qu’il enferma dans un cercle de cendre, au contour bien défini. Il ôta ses amulettes, et les éparpilla dans le rond. Le torse nu, marqué de formules magiques, il leva les mains vers le ciel. Fit jaillir de tout son être, une lumière divine éblouissante, qui monta vers la voûte céleste. On aurait dit que le ciel s’ouvrait en deux. Un jet de lumière, de même intensité, redescendit vers lui et inonda tout son être. Le moment était venu! La puissant lumière s’atténua, jusqu’à disparaître, dans la pénombre de la nuit. Le corps de Gabriel était comme pailleté des restes de cette luminosité divine! Un peu à la manière d’une lampe. A des milliers de kilomètres de là, l’armée des ombres cessa net, toutes activités dévastatrices et fatales. L’alerte était donné ! En une poussée phénoménale, l’armée des ombres se souleva vers les cieux -comme une tornade qui se déchaîne- et aperçut le concentré de lumière qu’était devenu Gabriel. Le Fléau Invisible, fonça à travers les terres d’Asie, de l’Europe, pour terminer sa course sur la terre sacrée de Jérusalem. Gabriel se tenait là, debout, torse nu au milieu du cercle magique, prêt à combattre. L’armée des ombres s’agglutina sur elle-même, pour ne former qu’une masse sombre, et uniforme sur le sol. Le moment était venu. Il était venu le temps d’Armaggedon. «Le Temps des Temps». Une voix graveleuse jaillit de la masse des ombres: «-Gabriel. Gabriel, il ne pouvait en être qu’ainsi. Gabriel, Protégé de Yahvé. Te revoilà. Le Temps des Temps est arrivé. Oui, il est venu le Temps d’Armaggedon. Nous sommes légions, face à vous. Légions. Auras-tu la force et le courage nécessaire pour m’affronter? Oseras-tu me combattre? Peut importe. Notre tache sera bientôt achevée. Il n’y aura plus âme qui vivent en ce bas monde, d’ici peu.

-Toi la bête, ton Maître t’a relâché. C’était écris. Mais ton maître sait sûrement aussi, que le mauvais oeil ne peut atteindre un cœur plein de compassion.

-Silence, silence Gabriel. Tu n’es rien sans ton Maître. Tes pouvoirs viennent de lui. Tu nous a sous estimé Gabriel. N’oublies pas que mon Maître a longtemps été au service de Yahvé, avant d’être déchu. Il était l’être divin le plus puissant après Yahvé. Le numéro 2 du monde céleste. Vous les autres, étaient bien loin derrière lui. Il s’est bien gardé de dévoiler ses plans, sa toute puissance, avant ce jour d’Armaggedon. N’oublies pas que mon Maître était le seul être divin à être le plus proche de Yahvé. Il avait gagné la confiance du très haut. Il connaissait tout de ses mystères, de sa force, de sa justesse. Mon maître, connaît la puissance de Yahvé, plus qu’aucun d’entre vous. Tu as, comme tous les autres sous-estimé mon Maître, Gabriel. Et ceci, sera votre perte. N’as-tu donc rien compris? Oh, écoutes, le bête, Gabriel.

-La puissance de Yahvé m’accompagne dans cet ultime combat. Les puissances des enfers n’ont aucune chance. Je mènerai le combat jusqu’au bout.

-Ah ah ah, la puissance de Yahvé. L’armée des ombres, a aperçu la lumière que tu es devenu. Cette dernière était un signal envoyé par mon maître. Nous devions retourner en terre sacrée pour mener à bien le combat final. Ton appel vers les cieux à croiser la puissance de mon maître. Sa puissance s’est manifestée au travers du jet descendant de lumière, qui t’as envahi. Tu n’y a vu que du feu. Feu divin dirons-nous!!! Ah ah ah! Ainsi, tous tes pouvoirs ont été réduits à néant. La lumière divine qui est en toi, est la lumière de mon maître Satan. Pauvre Gabriel. Il ne fallait pas nous sous estimer. Tu es perdu Gabriel. Maintenant, tu appartiens à mon maître.

-Arrière, arrière la bête, Te dis-je. Comment oses-tu parler ainsi? Tu souffriras mille morts, par la main Yahvé. Je t’en fais le serment. Yahvé, Yahvé, Fais de moi l’instrument de ta puissance divine.

-Ah ah ah, Gabriel, Gabriel. Regardes au-dessus de toi. Que vois-tu? Regardes!

-Par tous les saints du ciel, ce n’est pas vrai, ce n’est pas possible. Nooooon, noooooooon!!!» Une pluie épaisse de sang noirâtre s’abattit sur toute la surface de la terre. Gabriel, n’en croyait pas ses yeux, le regard rivé sur le ciel, il hurlait: «-Nooooon, nooooon!!!» La bête, à présent dans la toute puissance, prenait un malin plaisir à voir Gabriel souffrir, témoin de la bataille qui rageait dans le ciel. Des légions et des légions entières du Royaume des Enfers réduirent à néant les armées de Yahvé, les unes après les autres! Les légions de Satan étaient comme déchaînées. Insatiables!

«-Je te l’avais dis Gabriel, mon Maître Satan connaissait les secrets de la toute puissance de Yahvé. Le seul et unique. Il fallait juste attendre le bon moment, pour retourner les armes de votre Tout Puissant Yahvé contre lui-même. Et mon Maître a vaincu. A travers les âges, Satan, vous a observé, étudié, afin de vous défaire le moment venu. Vous croyiez le maintenir en laisse, le contrôler! C’était une ruse de sa part. Une façon de vous dissimuler son plan final. Et voilà le résultat. Si confiants que vous étiez en la «Vérité de Yahvé», vous n’avez pas un instant soupçonné, pas un seul, de quoi pouvait être capable mon Maître Satan! Il a réfréné en silence son ressentiment à votre égard, dès lors qu’il fut jeté aux Enfers ; afin de mieux préparer sa vengeance: Armaggedon. A présent, c’est terminé. Nous serons les nouveaux maîtres du monde. Satan a prouvé qu’il était plus puissant que Yahvé. Tout est fini Gabriel. Tout est fini. Armaggedon marquera la disparition du Royaume de Yahvé et la naissance de celui de mon Maître Satan. Ah ah ah!»

Puis, la masse uniforme des ombres engloutit le pauvre Gabriel, impuissant face aux évènements. C’en était fini du fameux Archange Gabriel. La bataille qui faisait rage dans le ciel parvenait à sa fin. Vaincues, les armées de Yahvé durent se rendrent à l’évidence. La défaite était totale. Cette nouvelle ère qui commençait, marquait la remontée victorieuse de Satan au Ciel, à la place de Yahvé, lui-même déchu, à présent. Ce dernier fut jeté en pâture aux innombrables légions sataniques, qui se partagèrent entre elles, toute son énergie divine; sans aucune autre forme de procès. C’en fut fini de Yahvé, pour l’éternité… Et pour finir, la bête -la masse uniforme de l’armée des ombres- monta au ciel et engloutit entièrement l’armée céleste vaincue de Yahvé. Ainsi, c’en fut terminé avec les anges, archanges, saints… du Royaume de Yahvé.

La bête à Satan: «- Maître Satan, nous avons vaincu. Vous voilà devenu le «Seul et Unique» à présent. Nous nous inclinons devant tant de puissance et de grâce.

-Bande d’idiots, d’imbéciles, d’incapables!!! Vociféra Satan. Il est introuvable.Yahvél a eu le temps de le mettre au secret. Nous sommes intervenus trop tard. Il nous a devancé cet imposteur de Yahvé! Il avait tout prévu, j’en suis sûr. Il savait ce qui allait arriver. Il a pris ses devants. Mais bon sang, pourquoi n’ai-je pas vu cela venir? Pourquoi, pourquoi! Où ai-je failli? Yahvé l’a mis au secret.

-Mais, mais de qui parlez-vous mon Maître Satan?

-Du Messie, pardi. De qui d’autre veux-tu qu’il s’agisse? Imbécile. Il faut le trouver coûte que coûte. Sinon, nous pourrions bien le regretter sous peu. Quelque part, mais où bon sang !… Cette victoire était trop facile, trop rapide. C’était une ruse de plus, de la part de Yahvé. Et je suis tombé dans le piège! C’était donc cela, hein ? Yahvé a légué toute sa puissance divine à son fils, avant la destruction finale de son Royaume. Il a caché son fils! Ne voyez-vous pas ce que cela implique? Mais où, bon sang! Où? Nous avons manqué de vigilance, tant assoiffés de victoire et de vengeance, nous étions. Il nous faut retrouver ce Messie, à tout prix, c’est notre priorité! Notre gage de pérennité ! Allez, allez, fouillez tout l’univers s’il le faut. Je ne trouverai la paix de l’esprit, que lorsque vous l’amènerai devant moi, ce Messie, ce Jésus-Christ. Je le jure devant ma toute nouvelle puissance céleste, que je l’aurai. Jamais tu ne reviendras, oh toi le messie, jamais tu ne reviendras sauver le monde. Tu m’entends !!!»

Quelques part ailleurs!!!

«-Oh oui, je t’entends pauvre Satan. Tu ne paies rien pour attendre. C’est moi, Jésus-Christ, le Messie qui un jour reviendra, faire renaître le Royaume de Yahvé. Et cela peut-être bien plus tôt que tu ne le penses. Ca aussi, c’était écris! Mais chaque chose en son TEMPS.»

 

Feb
09

LE SECRET SACRE

(L’homo Sapiens que je connaissais !)

Plus de 40 ans ont passé déjà. Mais nous ne t’avons pas oublié ! Ni ton visage, ni ton rire, ta façon d’être. Ta façon de rendre joyeux, ceux qui devaient être à tes côtés. N’était-ce pas merveilleux ? Que de bons souvenirs nous reviennent, lorsque nous parlons de toi. Pas une seule journée ne se déroule, sans que nous ayons une petite pensée pour toi ! C’est incroyable, comme tu nous manques ! Ton absence est vécue comme un vide trop grand, pour être comblé. L’autre jour Gwen parlait de toi au présent, comme si tu étais encore parmi nous. On a tous éclaté de rire. Mais cela ne l’a pas empêché de continuer ! Quelle idée nous a pris de nous lancer dans une telle aventure. Qu’est-ce qui nous ai passé par la tête ? Qu’est-ce qui nous a pris d’aller tenter le diable ? Remarque tu avais l’habitude de dire « Il faut bien que jeunesse se passe ! ». Ce qu’on peut fou et stupide, quand on est jeune ! Pour en finir ici, j’utiliserais une de tes phrases passe partout « La folie serait de ne pas faire de folie ! ».

Quelques 40 ans plus tôt…

Ma parole, quelle fournaise, ou plutôt quelle étuve ! On a envie de s’arracher la peau, tellement il fait chaud et humide. Toutes sortes d’insectes volants, rampants, grouillants, s’acharnent contre le petit groupe de jeunes globe trotteurs, en pleine forêt amazonienne. Il n’est que 6 heures du matin, et il fait déjà 41°C. Et l’air est complètement saturé d’humidité. C’est insupportable ! Mais que faire à part subir ce zèle climatique ! Faire comme les Tupis, peut-être ? Au fait, comment font-ils pour rester zen en de pareilles conditions ? Ils sont là, immobiles, assis ou couchés dans des hamacs et ricanent à nos moindres gestes/souffles d’exaspération. Les Tupis doivent prendre nos jeunes globe-trotters, pour des cinglés, à bouger comme ça, dans tous les sens ! Rien de mieux pour activer encore plus la chaleur du corps ! Ils feraient mieux d’imiter ces indigènes et d’en finir avec tous leurs gestes inutiles, inefficaces contre la chaleur humide ambiante. Ils s’en tireraient à meilleur compte, en prenant place dans un hamac… La station immobile est de loin la mieux adaptée ! Parole de Tupis. Ce groupe ethnique aborigène que l’on retrouve non seulement au Brésil, mais aussi au Paraguay et Uruguay, est connu pour ses mœurs très primitives -attraction et intérêt majeurs pour notre groupe de jeunes voyageurs-. Les Tupis vivent de la pêche, de la chasse au petit gibier, de la cueillette. Egalement de quelques cultures, pratiquement réduites au maïs et au manioc. Par l’intermédiaire d’un guide caboclo spécialisé dans les rencontres avec les « Tupi Guarani », les jeunes globe-trotters ont l’occasion de séjourner en forêt amazonienne, chez les Tupis. Depuis le temps, qu’ils en rêvaient! C’était d’ailleurs, ce qui les avaient poussé à venir au Brésil. Un enrichissement culturel et personnel de plus, à ne pas rater ! Mais aussi, une rencontre emplie de mysticisme, voire de mystères !!!

La communication passait bien entre les Tupis et le groupe de jeunes globe-trotters. Tout spécialement entre Dérek -un jeune canadien d’origine- et la totalité de la tribu. Les Tupis avaient un intérêt particulier pour ce jeune-là. Intérêt qui allait bien au-delà de la bienvenue pour un étranger, avec tout ce que cela comporte de respect des bienséances… C’était comme si Dérek leur était familier, était un des leurs. Et cela, dès son arrivée. En un court laps de temps, Dérek participa à maintes manifestations tribales : chasse, pêche, danses rituelles… le Shaman de la tribu, le prenait souvent à part et lui parlait ; même si le jeune canadien ne comprenait mot de qu’il racontait. L’homme sorcier lui passait autour du cou, toute sorte de pendentifs, amulettes en écorce d’arbres, d’os d’animaux et brûlait en sa présence, des essences végétales, à l’odeur enivrantes. Une fois Dérek s’est même retrouvé le torse peint de dessins mystérieux. Le plus extraordinaire, fut le jour où le Shaman lui offrit un collier de diamants bruts personnalisé et lui perça l’oreille gauche pour y insérer un bâtonnet de 5 cm de long, taillé dans du diamant brut ! C’était bien la première fois, que le groupe de jeunes globe trotteurs posaient les yeux sur des diamants bruts. Dérek, fut le seul à en recevoir. Mais les autres jeunes voyageurs n’en était pas relégué pour autant au second plan. Bien au contraire ! Mais voulà, il y avait cette relation toute particulière entre les Tupis et leur ami Dérek. Relation qui s’approfondissait de jour en jour. Cela se voyait à l’œil nu. Le Chef de la tribu finit par héberger Dérek dans sa cahute. L’honneur suprême ! Le Shaman ne lâchait plus le jeune canadien d’une semelle, à présent. Il le suivait comme son ombre et ne cessait de lui parler en sa langue indienne. Dérek s’en amusait d’ailleurs, de toute cette attention. Bien qu’il appréciait être le centre d’attention de la tribu Tupi. Plus on avançait dans le temps, plus le jeune canadien devenait proche de ces derniers. Les indigènes l’initièrent même à leurs mœurs primitives. Ils lui inculquèrent quelques techniques de survie… Ainsi, au fil des jours, Dérek surmonta sa répugnance via à vis des grosses larves comestibles à tête noire, des grosses araignées toutes velues et autres bestioles grouillantes. Ils lui apprirent aussi, à s’orienter dans la forêt environnante, à bâtir une cahute avec ce qui l’entourait et faire du feu (à l’aide d’une planchette et d’une baguette de bois). Et bien d’autres choses encore… le jeune homme s’évertuait à mettre en pratique ce que lui enseignaient les Tupis. Et à vrai dire, il se débrouillait plutôt bien ! Arriva le jour de l’initiation à l’âge adulte de plusieurs garçons Tupis. Le guide caboclo, expliqua au groupe de jeunes globe-trotters, les grandes lignes du rituel. Ils étaient impatients d’assister à une telle cérémonie. Un honneur pour eux. Le Shaman, toujours à l’affût, se mit à palabrer et à chanter toutes sortes d’incantations mystiques, en vue du jour « J ». On préparait donc les jeunes garçons, en les séparant du reste de la tribu et en les emmenant dans un endroit gardé secret dans la forêt amazonienne, jusqu’au jour « J ». Mais il y avait un léger changement de programme. Le guide caboclo traduit les paroles du Chef de la tribu. Ce dernier insistait pour que Dérek prenne part au rite initiatique de passage à l’âge adulte. De par la venue du jeune canadien en leur tribu, le Conseil des Anciens Tupis, avait décidé de modifier le rite initiatique de leurs jeunes garçons. Il s’agissait à présent d’effectuer le Grand Rite Initiatique du passage à l’âge adulte appelé le « SECRET SACRE ». Rite spécial auquel s’adonnaient les Tupis, une fois tous les deux siècles. Un rite d’exception ! D’après les traductions du guide caboclo, le groupe de jeunes globe-trotters comprit que le rite du Secret Sacré, s’accomplissait uniquement, quand un individu bien particulier -en l’occurrence ici, Dérek- venait à apparaître dans leur tribu. Le jeune canadien serait amener à jouer un rôle majeur dans le déroulement de la cérémonie. Un des Anciens clama que le jeune Dérek remplissait les conditions requises pour une telle tache -laquelle? Personne ne le savait, à part le Conseil des Anciens et le Shaman- La base de leurs mœurs primitives étaient en partie assimilées par le jeune canadien. A la nuit tombée, on vit sortir de la cahute du Chef de la tribu, le Shaman, suivi de Dérek, le visage éblouissant de satisfaction, à l’idée de participer à le cérémonie du Secret Sacré. Le jeune canadien rappela au reste du groupe de Globe-trotters, la chance unique qu’il lui était donné de faire parti d’un tel événement. Mais quel allait-être son rôle participatif, dans ce Grand rite spécial ? Le Shaman expliqua que Dérek fera office de « GUIDE » aux jeunes garçons, au cours de la cérémonie du Secret Sacré. Il aura la tâche de les accompagner et de les ramener tous ! Perplexes et quelque peu désorientés par les propos entendus, le guide caboclo et le groupe de jeunes Globe-trotters, invitèrent le Shaman à leur en dévoiler un peu plus, sur la question. Dérék passera avec les jeunes garçons à travers la « PORTE » s’ouvrant sur le Secret Sacré, effectuear le rituel, puis reviendra avec le groupe de jeunes garçons nouvellement initiés. Le Shaman ne pouvait en dire plus sur le rituel lui-même, étant donné la nature secrète de tout se qui se déroulait au-delà de la Porte s’ouvrant sur le Secret Sacré. Le Shaman s’était bien gardé de leur en dire plus sur cette fameuse Porte, pour l’instant. Patience, leur répondit-il, patience ! Par contre, il s’éternisa sur l’efficacité du bref enseignement des mœurs primitives Tupis, à l’encontre de Dérek. Quant à ce dernier, il se réjouissait des futures festivités liées à un tel évènement. Après avoir passé près d’une semaine en un endroit secret de la forêt amazonienne, le petit groupe de jeunes garçons fins prêts pour le passage à l’âge adulte, le Shaman et Dérek réapparaissent au sein de la tribu Tupi. Là pour une ultime fois, on les prépare, on peint leurs corps et les nourrit grassement. Les femmes chantent très fort, a capella, alors que le Conseil des Anciens précède la marche qui les conduira sur le site du Secret Sacré. Par ordre se suivent : le groupe de jeunes garçons, Dérek, le Shaman, les femmes et hommes Tupi, puis enfin le guide caboclo et le groupe de jeunes Globe-trotters. Les enfants les plus jeunes restaient en compagnie des plus âgés au campement. Il faisait une chaleur épouvantable, à s’en écorcher la peau. La marche progressait à travers la forêt comme un long serpent multicolore. Quand le site du Secret Sacré fut en vue, les femmes s’arrêtèrent net de chanter. On s’approcha en silence. Tout le monde du traverser une petite cascade d’eau, qui débouchait sur une grotte. Avant de s’y engouffrer, le Shaman fit quelques invocations mystiques. Et au long serpent multicolore de reprendre sa marche dans la grotte, jusqu’à une Grande Ouverture verticale à même la roche brute. Tous se trouvait à présent devant le Porte du Secret Sacré. Rien d’impressionnant à première vue ! Le Shaman s’en approcha. Ensuite, il embrassa le collier de diamants bruts et le bâtonnet de 5 cm de long en diamant brut, que portait Dérek. Ce dernier reçut des mains du sage une petite tablette en émeraude, sur laquelle était gravée son propre visage. Dérek déambula parmi la petite assemblée et présenta à tous la tablette, puis alla rejoindre les jeunes garçons Tupis. Silence total. Le Shaman entra en transe devant la grande ouverture verticale dans la roche. De ses 2 orbites devenus bleus électriques, jaillirent 2 jets d’énergie lumineuse, comme 2 lasers ultra puissants. L’ouverture béante de la roche s’emplit de cette luminosité et se couvrit d’une sorte de pellicule transparente. On pouvait voir ce qui se passait de l’autre coté de l’ouverture. On y voyait clairement, un paysage de savane clairsemée d’arbres. A la stupéfaction du groupe de jeunes Globe trotteurs, un troupeau de cerfs géants galopa à travers cette même savane. Les animaux étaient poursuivis par des hommes chasseurs, étrangement vêtus, au corps couverts de peaux de bête, les cheveux en pagaille. Le guide caboclo et les jeunes voyageurs comprirent de suite que les évènements qui se déroulaient devant leurs yeux, étaient d’une autre époque. D’une époque très reculée dans le temps. A coup sûr, l’’époque des 1ers hommes modernes. Hypothèse confirmée par le Conseil des Anciens. Les jeunes Globe-trotters et leur guide caboclo, pensèrent qu’il y avait là, une quelconque supercherie. Il n’en était rien. Le Shaman invita Dérek et les jeunes garçons à traverser la Porte qui s’ouvre sur le Secret Sacré. Un couteau de combat à la lame dentelée, gravée à son nom, dépassait de l’étui accroché à la jambe du jeune canadien. Il avait tenu à l’emporter avec lui. Au cas où! On pouvait voir Dérek et les jeunes garçons évoluer dans la savane de l’autre côté de la pellicule transparente. Une partie des hommes chasseurs les rejoignit et les entraîna dans les sous bois luxuriants. Le Shaman interdit l’accès à la Porte au groupe de jeunes Globe-trotters et leur guide caboclo. Et à quiconque, d’ailleurs! Tous durent se résigner et attendre patiemment le suite des évènements. Les orbites du Shaman continuaient de briller comme des boules chargées d’électricité. Il veillait devant la Porte qui s’ouvre sur le Secret Sacré. 1 Heure, 2 heures, 3 heures passèrent, avant que les premiers jeunes garçons nouvellement initiés sortent des sous-bois et repassent à travers la Porte. D’autres suivirent, et encore d’autres. Les avant derniers pressaient le pas. Le Shaman leur faisait signe d’aller plus vite. La Porte s’ouvrant sur le Secret Sacré ne pouvait rester ouverte, qu’un certain laps de temps. C’était l’énergie qui émanait des orbites du Shaman qui alimentait l’ouverture entre la grotte et le monde de l’autre côté. Ainsi, après bien des heures, le groupe de jeunes Globe-trotters et leur guide caboclo remarquaient que la fine pellicule transparente de la Porte, diminuait en intensité, au fur et à mesure que la luminosité des yeux du Shaman diminuait. Là, la situation devenait pour le moins critique, d’autant plus qu’on n’apercevait pas l’ombre de Dérek. Pourquoi tardait-il tant? Un malheur lui était-il arrivé? Enfin, les derniers jeunes initiés sortirent du sous- bois. A présent, l’énergie de la Porte montrait de sérieux signes d’affaiblissement. Elle se flouait à la manière d’une mare, dans laquelle on aurait jeté un gros cailloux! Soudain, Dérek surgit du sous-bois. Des ah des oh de soulagement fusèrent de part et d’autre. Les ultimes jeunes initiés refranchirent enfin la Porte. Chacun en sa propre langue hurlait: «Vite Dérek, vite Dérek, cours, plus vite, dépêches-toi!!» Le Shaman s’efforçait de maintenir le passage ouvert et luttait de toutes ses forces pour fournir l’énergie nécessaire au maintien de la pellicule transparente. A l’effroi de tous (Tupis, jeunes Globe-trotters et Conseil des Anciens), Dérek s’arrêta, se retourna et prit quelques clichés. L’imbécile, il avait réussi à dissimuler un appareil photo. Appareil qui allait peut-être causer sa perte!!! Pendant ce temps-là, le pauvre Shaman souffrait mille morts, afin d’insuffler encore un peu d’énergie dans la Porte. Tout le monde dans la grotte hurlait: «Vite, vite Dérek, bon sang cours, cours, plus vite, t’arrêtes pas!!». Dérek reprit sa course en direction de la Porte. Mais au même moment, le troupeau de cerfs géants repassa au galop dans la savane et lui barra le passage. De l’autre côté, les yeux du Shaman finirent par exploser en sang, tant il lutta pour puiser au fond de lui-même, l’énergie nécessaire pour l’alimentation de la Porte. Ses orbites n’étaient plus que 2 trous béants vides et sanguinolents. Le guide caboclo et le groupe de jeunes Globetrotters le visage décomposé et épouvanté, hurlèrent de désespoir: «-Mon dieu, mon dieu pitié, pitié, noooon, Dérek». Ils venaient de comprendre qu’ils avaient perdu leur ami. D’autant plus que le Shaman, gisait là, non loin d’eux, le corps sans vie, à même le sol. Terrassé par tant de surtension (d’énergie !). Des cris, des scènes d’hystérie s’en suivirent. LesTupis, eux venaient de perdre un des plus important membres de leur tribu…

Quelques 42 ans plus tard!!!

A un dîner entre amis, à Ottawa au Canada.

«-Sers-toi, je t’en prie. Là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir.

-Arrêtes, ne me tentes-pas, Je grignote déjà assez toute la journée.

-Qui veux du pain?

-Vas-y amènes le pain et le jus de pomme aussi, merci.

-Encore un peu de vin Peter?

-Ok. Mais un fond de verre. Merci.

-J’ai appris que tu étais devenue grand-mère à nouveau?

-Cette fois-ci, je suis une grand-mère 2 en 1. Ma belle fille a mis au monde des jumeaux.

-Des jumeaux, tu dis?

-Oui, des jumeaux.

-Ah ben ça alors. Il faut fêter ça. On va tous porter un toast, pour fêter l’évènement.

-Debout tout le monde. Charlie baisse la télé un peu, on s’entend plus ici. Et viens fêter avec nous la naissance des jumeaux.

-Ecoutez mais écoutez, Chuuuuuut! Ecoutez le flash info. Venez voir ça, bon sang.»

Tous se regroupèrent devant le poste de télé. Le journaliste annonça:

«-On pense d’emblée à une découverte archéologique de grande importance. Au sud du Brésil, à la frontière avec l’Uruguay, une poignée d’archéologues et de paléo-anthropologistes ont mis à jour, par le plus grand des hasards, lors de fouilles, une sépulture, datant probablement du début de l’apparition des 1ers hommes modernes. Ils y ont découverts un crâne, quelques os. Mais aussi un admirablement bien conservé collier de diamants bruts. Un bâtonnet de 5 cm de long taillé dans du diamant brut, à gauche du crâne. Ils ont aussi trouvé, une sorte de tablette en émeraude sur laquelle semble gravée un faciès humain. Mais le plus invraisemblable, serait cette lame de couteau crantée étrangement bien conservée, elle aussi; sur laquelle serait gravée, d’après ces mêmes spécialistes, des signes. La lame laisse apparaître -tels qu’ils ont été interprétés, par les archéologues et paléo-anthropologistes pour le moment- de drôles de signes proches de notre alphabet, comme la lettre D, la lettre E, la lettre R, suivie des lettres E et K. Incroyable, non ? Mais fort peu improbable. Si l’on se réfère à l’époque où cette inhumation a pris place. L’écriture n’étant survenu que bien plus tard, des milliers d’années après… Les objets trouvés seront acheminés en laboratoire, examinés puis passés au carbone 14, pour une datation plus précise. Etc, etc…» Les bouches s’ouvrirent toutes grandes de stupéfaction au dîner d’amis. Et restèrent bées pendant de très long moments, jusqu’à ce que Charlie prenne la parole: «-Mon dieu, dites-moi que je rêve, c’est pas possible et pourtant cela semble tellement vrai! Ce ne peut-être que la sépulture de Dérek, voyez, entendez par vous-même. Regardez cette lame, elle ressemble étrangement à celle du couteau de Dérek. Et les lettres gravées dessus. Cela ne vous inspire rien? Et puis le collier de diamants bruts personnalisé, et le bâtonnet de 5 cm taillé dans le diamant brut, que lui avait offert le Shaman Tupi. Je le reconnais, c’est bien celui-là. J’en suis sûr.» Après concertation, tous les convives hochèrent la tête et en vinrent à la même conclusion que Charlie. C’était bien la sépulture de Dérek, il n’y avait aucun doute la-dessus! Ils en eurent tous l’ultime conviction, à la fin du Flash Info. Ultime conviction et/ou intuition? Tous les amis du dîner n’étaient autre que le groupe de jeunes Globe-trotters, dont Dérek faisait parti.

Il y a quelques 42 ans, ils partaient passer quelques semaines chez les aborigènes Tupi du Brésil.

 

 

Feb
09

FOURRURES un peu, beaucoup, à la folie (meurtrière)…

Fourrures or not fourrures that is the question!!!

Fourrures, vous avez dit fourrures. C’est cela. Et bien, il sera question de fourrures tout au long de ce récit. Et quelles fourrures!!!

Monsieur et Madame Nateau viennent inspecter en cette terre étrangère d’Asie Centrale, un entrepôt, où s’entasse des centaines et des centaines d’animaux, parmi les plus recherchés pour leur fourrure. Leur intermédiaire en business sur place, leur assure que la marchandise est de première qualité. Exceptionnelle. Les allées de l’entrepôt sont passées en revue par nos 3 protagonistes, suivis de très près, par plusieurs gardes armés. Monsieur et Madame Nateau semblent plus que satisfaits, de ce qu’il ont vu. C’est dire s’ils ont l’œil! L’œil d’expert. Ils sont dans la filière de la fourrure depuis des années et des années. Ils en ont fait un business florissant en Allemagne, près de la frontière polonaise. Ils fournissent de nombreuses usines de transformation de fourrures en articles de prêt-à-porter et accessoires, dans presque toute l’Europe, sans oublier le reste du monde. Business légal. Mais Monsieur et Madame Nateau ne rechignent pas à sauter le pas de l’officiel vers l’officieux, quand il s’agit de marchandises vivantes exceptionnelles; comme celles qu’ils ont sous leurs yeux, présentement! Toutefois toutes sortes de précautions sont prises. Et puis de toute façon leur renommée internationale, leur sert en quelque sorte d’immunité, de protection!!! Cette cargaison de fourrure encore bien vivante, suscite un appétit financier féroce chez Monsieur et Madame Nateau. Il leur faut cette marchandise exceptionnelle et cela à tout prix! Elle pourrait représenter des millions de dollars de bénéfices sur le marché mondiale, une fois transformée. Ah! L’aubaine…. Monsieur et Madame Nateau continuent de déambuler à travers les allées de l’entrepôt, tout en négociant avec l’intermédiaire et le fournisseur… Quand tout à coup, leur regard se fige sur une cage. A l’intérieur, un singe. Un singe apparemment pas comme les autres ! Comme ils n’en avaient jamais vu auparavant. Sa cage était placée à l’écart des autres.

«-Celui-la n’est pas à vendre pour l’instant. Je crois que c’est une espèce de singe très rare. Apparemment, personne n’en a vu de tel auparavant. En tout cas pas à ma connaissance. C’est un singe qui vient des montagnes du Népal. Dit l’intermédiaire.

-Ah bon! Il y a des singes dans ces coins là!!!! Dit Monsieur Nateau étonné.

-Moi, personnellement, je n’en ai jamais vu de semblable auparavant! Ajouta Madame Nateau. Peut-être est-ce un spécimen jamais découvert, avant aujourd’hui!!!

-Possible. Je ne sais pas. Dit l’intermédiaire. Moi, tout ce que je sais, c’est que je le donnerai au plus offrant. Regardez-moi ce poil, si doux, si long, si dense, si brillant. Il est unique cet animal, c’est la première fois que j’en ai un en ma possession. Moi même, je suis népalais, vous savez. C’est notre fournisseur, lui même népalais, qui un jour en partance pour son village, a été accosté par un vieux monsieur, un de ces fous errants qui n’hésitent pas à se faire appeler «Shaman». Il lui a proposé de lui confier son singe, sans rien en retour. Ni argent, ni nourriture. Notre fournisseur a accepté, tout de go. Imaginer l’aubaine!!! Le vieil homme shaman, lui a tout simplement demandé de prendre bien soin de cet animal exceptionnel. Qu’il valait plus que son pesant d’or. Sa valeur étant inestimable!!! Alors, on verra bien si le vieil homme shaman avait raison. Il me rendra peut-être super riche, ce singe des montagnes du Népal. Qui sait, un magnat du pétrole ou une méga riche aristocrate me donnera un très bon prix, pour sa fourrure. Ah, si je pouvais aussi vendre ses yeux. Regardez-moi ces yeux. On dirait deux saphirs. Ils sont d’un bleu. C’est incroyable.

-C’est vrai, ils sont incroyablement bleu pur. On aimerait bien l’avoir ton singe unique, tu sais!!!

-Ah ah, pas touche. Poursuivons nos négociations concernant le reste de la marchandise… »

L’heure du retour en Allemagne se rapprochait à grands pas, pour Monsieur et Madame Nateau… Il leur fallait acheminer une grande quantité de peaux, dans les 3 semaines à venir. Le couple n’avait pas perdu son temps. Les Nateau ont fait marcher côté business, leurs relations internationales. Il ne leur a fallu que quelques jours, pour trouver un acquéreur, pour la fourrure du singe du Népal aux yeux saphirs. L’acquéreur en question était une riche américaine, épouse d’un magnat du pétrole texan. Elle leur a garantit, via une flopée d’hommes de loi et business, que l’affaire était dans le sac, quel quand soit le prix. Elle voulait être la seule ou la première au monde à posséder cette fourrure!!! La riche américaine voulait porter cette dernière autour de son cou, couverte de bijoux et diamants!!!

Le prélèvement des fourrures sur les animaux vivants, choisis par le couple Nateau, devait avoir lieu, une fois la nuit tombée. Marmottes, visons, furets , isatis, loups, ne purent échapper à leur triste sort. La boucherie ne faisait que commencer. Elle se déroulait sous les yeux des autres animaux, qui attendaient sans pouvoir se défendre, leur fin funeste. Parmi ces futures sacrifiés, il y avait le singe des montagnes du Népal, ex-propriété d’un vieil homme shaman. Le singe ne semblait pas agité pour autant. Son regard se portait plutôt sur un fort jeune garçon, d’à peine 12 ans -sûrement recruté clandestinement de force, dans les villages voisins- qui ramassait les peaux. Son petit visage marqué d’effroi, par le spectacle cruel, qui se déroulait devant ses yeux. Un des bouchers du moment, qui prenait un malin plaisir, quasi mécanique, à dépecer les pauvres créatures, à l’aide d’un couteau ultra tranchant ou en les ébouillantant quelques instants, ordonna au jeune garçon effrayé, de lui amener le singe aux yeux bleus, pour l’écorcher vif. Quand le regard de l’enfant croisa celui du singe, les yeux bleus de ce dernier se mirent à briller, comme 2 pierres précieuses. Comme 2 saphirs. Le jeune garçon surpris et effrayé à la fois, recula de quelques pas. Mais devant les hurlements du boucher du moment, il ne put que se résigner et saisir le singe. Etrangement, ce spécimen unique des montagnes du Népal, se laissa faire, sans se débattre. De nouveau, les yeux du singe se mirent à briller, comme 2 gros et beaux saphirs. Visiblement, le jeune garçon semblait être le seul témoin de cette magie du regard. Le boucher du moment enfila une grosse paire de gants protecteurs, se saisit du singe et lui brisa net le cou. En 2 temps, 3 mouvements. Il dépeça l’animal avec la plus extrême délicatesse, afin de ne pas abîmer sa fourrure. Puis, le boucher se débarrassa de la dépouille écorchée vive, dans un coin sombre de l’abattoir. L’enfant choqué s’approcha lentement, du corps sans vie du singe. Là, il vit 2 grosses billes bleues brillées dans la pénombre. C’était bien les yeux du singe. L’enfant vit et entendit les yeux de saphirs, tomber et rouler sur le sol, jusqu’à ses pieds. Bien sûr, le jeune garçon se baissa et les ramassa. Les deux yeux bleus du singe s’était changés en vrai saphir. En 2 pierres précieuses, de l’eau la plus pure!!! Il entendit une voix lui dire: «-Ce sont de vrais saphirs, d’une très grande valeur marchande, gardes-les. Ils sont à toi, à présent. Ils t’aideront à faire vivre ta famille. Fuis maintenant. Et ne reviens jamais, ici. A présent tout ce qui est ici, est maudit!!!» Le petit garçon serra très fort les saphirs dans ses mains, et s’enfuit, laissant tout ce petit monde maudit derrière lui, à tout jamais.

 

Quelques semaines plus tard.

Monsieur et Madame Nateau sont arrivés en jet privé, à L.A, au frais de l’immensément riche américaine. Avec en main, la précieuse fourrure de singe des montagnes du Népal et sous bonne escorte armée.

«-Oh, that’s lovely. It’s wonderful. Monsieur et Madame Nateau, c’est extraordinaire! Cette fourrure est parfaite et tellement douce. Elle m’était tout simplement destinée! Merci, merci beaucoup. Vous êtes mes invités. Je vous prie, restez.» Et voilà donc, une semaine de vacances V.I.P gratuite pour les époux Nateau. Waow! Génial, non?

4 mois plus tard. Toujours à L.A

«-Darling, chérie, c’est mon anniversaire aujourd’hui. Je veux que tu sois la plus belle, ce soir. N’oublies-pas de porter cette magnifique fourrure de singe du Népal, qui m’a coûté une fortune. Elle te va à merveille. Alors à tout à l’heure, ma chérie. Je dois passer au bureau, pour régler des affaires urgentes de dernière minute.

-Bien sûr, mon chéri. A plus tard. Je serai la plus belle pour toi ce soir.»

Madame l’immensément riche américaine se pomponne dans sa démesurément grande salle de bain. Elle préfère se préparer seule, lors de ces occasions festives. Elle accroche ses plus beaux bijoux et diamants à sa fourrure de singe du Népal. Elle passe la merveilleuse pelisse autour de son cou. Madame le riche américaine pause, tourne et se retourne devant le grand miroir de la salle de bain. Soudain, elle se sent mal, elle des vertiges. Contre tout attente, elle pousse un cri déchirant. Dans le miroir, elle aperçoit un singe aux yeux bleus saphirs, qui ne la quitte pas du regard, la fourrure ensanglantée. De longues coulées de sang commencent à dégouliner de haut en bas du miroir. Puis sur les murs aussi. La porte de la salle de bain est bloquée, comme par magie. La riche américaine ne peut s’enfuir! Des hurlements terribles d’animaux en souffrance -provenant dont on ne sais trop où-, l’obligent à se protéger les oreilles des 2 mains. Ces hurlements deviennent de plus en plus forts. En filigrane, à travers les traînées de sang sur le miroir, le regard du singe du Népal impassible, ne la lâche pas d’un pouce. Elle sent une forte pression autour de son cou. C’est la fourrure du singe du Népal qui serre son cou, le serre, encore et encore, jusqu’à l’étranglement fatal!!! C’en est fini de l’immensément riche américaine. Elle gît, à présent sur le carrelage rose bonbon de sa salle de bain. La bouche grande ouverte.

A la une des journaux 24 heures plus tard. Toujours à L.A.

L’épouse du magnat du pétrole texan James Jackson a été retrouvée morte étranglée dans sa salle de bain. D’après les premières investigations, il n’y aurait pas de traces d’effractions… Quand le corps fut découvert, Madame Jackson était parée de ses plus beaux bijoux et diamants, de même qu’une magnifique fourrure de singe du Népal très rare.

Des semaines plus tard. Toujours à L.A.

«-Papa Jackson. C’est ta fille Sharleen au téléphone. J’ai récupéré les bijoux de maman, comme tu me l’avais demandé. C’est ce qu’elle aurait voulu, je crois. Il faut que l’enquête avance. Je veux que l’on mette la main sur son assassin. Un tel crime, ne doit pas rester impuni… Toutes ses parures me rendent triste et nostalgique, à la fois. Il y a aussi cette fourrure de singe des montagnes du Népal, que maman adorait. Je viens de me la passer autour du cou. Elle est magnifique. Tellement douce. Et je… Au mon dieu, au mon dieu, qu’est-ce qui se passe ? Je ne peux plus respirer. Au secours, à l’aide.

-Sharleen, Sharleen, tu m’entends?

-Au secours, au secours, papa…». La main de la fille de l’immensément riche et défunte américaine, se crispa et laissa tombé le combiné du téléphone, sur la moquette. C’en était fini pour elle aussi.

Au fil des mois, des années qui suivirent ces 2 drames, une certaine fourrure de singe des montagnes du Népal passa de propriétaires en propriétaires, contre des sommes d’argent exorbitantes. Fourrure qui fit et laissa bien des morts derrière elle. Personne ne se doutait qu’elle était porteuse d’une terrible malédiction. Puis, la fameuse fourrure disparut dans l’incendie, d’une grande maison bourgeoise en Ecosse. C’en était fini aussi pour la fourrure de singe du Népal…

Feb
09

«AL» TRUISME CUISINE (Qui mourra, «verrat»!)

«-Alors, alors Inspecteur Mac Coy, comment ça va? Allons, allons du calme. Mais dites-moi, vous êtes pas mal comme ça. Elle vous va très bien cette couleur rose. Ah vous n’aimez pas? Comme c’est dommage ! Si vous pouviez-vous voir, vous êtes HUUUUMMM; à manger. C’est le cas de le dire. Ah, ah, ah. Je sens que beaucoup de gens vont vous apprécier, vous êtes merveilleux, à point, comme il se doit. Jamais, je n’ai eu une telle merveille. Vous êtes exceptionnel, dans le genre, Inspecteur Mac Coy. On ne pouvait espérer mieux. Vous me serez plus utile ainsi. Vous allez faire mon bonheur -comme beaucoup d’autres qui sont passés par là, d’ailleurs! – Allez, allez, viens par ici mon kiki. N’aies-pas peur. Tiens, un peu de bouillie céréalière. Tu vas voir, tu vas te régaler. Nouvelle vie, nouveau régime, mon vieux! Hé, hé, doucement là. N’essaies pas de me mordre, ou sinon tu vas goûter aux coups de bâton. Je te préviens, fais gaffe… J’vais t’égorger de suite, tu vas voir ça… Fallait pas fourrer ton groin dans mes affaires! T’as entendu ça, Mac Coy, j’ai dit ton «groin». Quel lapsus révélateur. J’aurais dû dire ton nez, ou plutôt ton nez d’avant. Ah, ah, ah. Elle est bien bonne celle-la. T’as eu c’que tu méritais, Mac Coy. T’as voulu remuer la merde, maintenant, tu y es jusqu’au cou! Ah, ah, ah. Tu savais pas à qui t’avais à faire, mon pote. Fallait pas me sous-estimer. T’as voulu jouer à l’inspecteur qui sait tout et inspecte tout. Regardes-toi maintenant. La seule chose que tu peux inspecter à présent, c’est ton parc et ton écuelle. Tu me fais marrer! L’Inspecteur Mac Coy marche à quatre pattes maintenant. Si ta femme et tes enfants pouvaient te voir! De toute façon, ils ne te reconnaîtraient pas. Ah, ah, ah. Tiens vas-y, prends ça, un bon coup de bâton dans les côtes.

-Couiiiiiiiii!

-Ben quoi, qu’est-ce tu racontes, Mac Coy? T’en veux un autre? Plus fort peut-être le coup de bâton! Vas-y, c’est ça, va dans le coin du parc et couches-toi sur ta litière. C’est ça, c’est bien. T’apprends vite Mac Coy.

-Groin, groin, groin.

-C’est ça, eh oui mon vieux, c’en est fini de ta vie d’Inspecteur quadra, que tu menais tambour battant, avec femme et enfants. A présent, il va falloir t’habituer à un nouveau mode de vie. Une vie de cochon. C’est pas la pire des vies, d’ailleurs. Bien au contraire. Tu seras logé, nourri, blanchi, aux petits soins, quoi! Alors, tu vois, c’est pas plus mal! Regardes autour de toi, t’es pas tout seul, dans le parc. Tiens regardes, tes petits camarades, ils vont t’aider à t’adapter à ta nouvelle vie. Tiens là par exemple c’est John: un ex-jeune informaticien, ici là, c’est Eddy: un ancien SDF. Celui-là, j’ai du le mettre au régime hyperprotéiné, afin qu’il engraisse bien. Et là, c’est Chris: ancien jeune délinquant, fugueur multirécidiviste. Puis enfin, Vickie: ancienne mère fille, une invétérée du suicide. Elle est pleine depuis 3 semaines. De qui? Je sais pas. Et puis, il y a tous les autres: Mark, William, Shauna, Vincent, Pat. Voilà, pour les présentations. Sois-gentil avec eux, Mac Coy.

-Groin, groin, groin.

-Mais oui, t’es une bonne bête. Tu t’y feras. T’es une bonne bête, Mac Coy. Je vais tout de même continuer à t’appeler Mac Coy. J’adore ce nom. C’est drôle et original, en même temps, pour un cochon. Ah, ah, ah, un cochon nommé Mac Coy.»

Quelques mois auparavant.

«-Hé, Roy et Cleveland, dépêchez-vous de me ranger ces quartiers de cochon au frigo. Allons, Dépêchons!!

-Oui, patron. Y en a combien comme ça?

-T’occupes. Roy j’te paye pas pour parler, mais pour travailler. Ici, c’est pas une cour de récré, c’est chez «Al’s», mon resto. Alors t’as intérêt d’bosser, mon p’tit gars. Sinon tu dégages, tu piges? C’est clair?

-C’est éblouissant, patron.

-Epargnes-moi tes sarcasmes tu veux ?

-Ok, ok, c’est bon, j’y vais!»

Ce soir, ouverture du Restaurant «Al’s» à 19 heures pétantes. Les place sont prises d’assaut. Elles ont été réservées pour la plupart, des semaines, voire des mois, auparavant. Il est vrai, c’est un restaurant réputé, étoilé, très apprécié pour sa cuisine à base de viande de porc, si goûteuse, raffinée, et si bien préparée. Hummm, un vrai régal!

«-Bonsoir, nous avions réservé la table 13. Nous sommes Monsieur et madame…

- Oh, inutile de vous présenter; vous faites partis de notre fameuse clientèle d’habitués, à présent. Nous sommes toujours très heureux de vous accueillir ici, chez Al’s. Si Monsieur et Madame, veulent se donner la peine de me suivre. Voilà votre table. Madame Stern, vous êtes toujours aussi, ravissante. Laissez-moi vous offrir une petite mise en bouche surprise, de mon choix. Puis-je me permettre de prendre cette liberté?

-Bien sûr, Monsieur Al, comme d’habitude, je fais confiance au Bec Fin de mon Chef préféré!

-Que de compliments, Monsieur Stern. Merci.

-J’ai hâte de goûter cette petite surprise.»

2 heures plus tard, à la fin du repas.

«-Al, mon cher, comme d’habitude, c’était divin. Perfect, no comment!

-Merci, merci, Monsieur et Madame Stern. Je regrette seulement de n’avoir pu passer plus de temps avec vous. Il y a tellement de clients, ce soir. Le restaurant affiche complet.

-C’est tout à fait normal. C’est si délicieux, ici.»

1 heure 30 du matin.

Le resto ferme ses portes.

«-Allez bonne nuit, tout le monde. A mardi.»

Al se dirige maintenant, vers le parking, sa voiture un super roadster BMW, gris métallisé. Au moment, où il s’apprête à ouvrir la portière, deux phares puissants, l’aveuglent.

«-Ah, ça je sais qui sais. Inspecteur Mac Coy. Toujours et encore à me filer au train»

L’inspecteur Mac Coy, s’approche de la voiture de Al.

«-Je parie que vous n’avez toujours rien trouver me concernant, Mac Coy. Tout simplement, parce qu’il n’y a rien à trouver me concernant, voilà tout. Pas vrai? Pauvre Inspecteur, vous devriez être avec votre femme et vos enfants à cette heure-ci.

-Al, c’est l’Inspecteur Mac Coy qui t’cause. Je ne te lâcherais pas, tu m’entends? Au moindre faux pas, mon vieux Al et c’en est fini de toi. Je n’ai encore rien trouver à ton encontre, mais ça ne saurait tarder. Je le sens. Je t’ai à l’œil. J’ai l’intime conviction que les jeunes disparus signalés et autres, ont croisé ta route. Cela fait des mois que je te file, mais t’es rusé comme un renard. Mais comme dit le dicton: on est malin, jusqu’à ce que l’on trouve plus malin que soi!. J’ai découvert que tu avais une petite exploitation, non loin d’ici. A quelques trente miles d’ici. Une petite ferme en sorte, avec culture de mais, de patates, élevage de volailles et de porcs… Il se peut que je m’y rende de nouveau, pour des investigations plus approfondies.

-De nouveau, vous avez dit, Inspecteur Mac Coy?

-Oui, en effet, je m’y suis rendu quelques petites fois en solo. En votre absence, il est vrai. Mais rien d’anormal, apparemment. Et c’est ce qui me chiffonne, à vrai dire. J’aimerais y retourner, à votre petite exploitation, mais cette fois-ci, en votre présence. Il y a une petite grange, qui semble abandonnée, dont je n’ai pu avoir accès.

-Ah oui, la petite grange Inspecteur Mac Coy. Pas de problèmes. Dès à présent, vous en aurez l’accès. Vous avez ma parole. D’ailleurs, j’allais m’y rendre, à mon exploitation. Aujourd’hui, c’est lundi et le restaurant est fermé. J’adore me reposer à la campagne. Je vous propose de m’y rejoindre plus tard, aux alentours de 16 heures. Ca vous va; Inspecteur Mac Coy?

-Non, Al. Maintenant, allons-y maintenant! Et je n’te demande pas ton avis. J’te suis en voiture. Pas de tricherie, mon vieux, j’t’ai à l’œil.

Quelques heures plus tard. Arrivés à l’exploitation…

Pas un chat. Pas même, l’aboiement proche ou lointain d’un chien.

«-Et bien Al, c’est bien calme chez toi. Où est ton staff de nuit?

-Inspecteur Mac Coy, voyons. J’ai 2 gardiens armés, qui patrouillent discrètement. Cela est amplement suffisant. Hé, doucement là. Pas la peine de pointer votre revolver sur mon dos. Allons chercher les clés de la grange.»

Al ouvre la porte de la grange. Il entre, suivi de près par l’Inspecteur Mac Coy. Il allume une grosse torche. La grange est tapissée de haut en bas de toiles d’araignée. Signe, qu’elle reçoit très peu de visiteurs! Une odeur âcre et nauséabonde emplit l’espace plus ou moins confiné. Tout à coup on entend

«-AAAAAAAAAh!» Puis un bruit sourd, comme un sac de béton qui tombe de mi-hauteur et s’écrase sur le sol. Sauf que là, le sac de béton n’étai autre que l’Inspecteur Mac Coy. Il est tombé dans un trou, apparemment assez profond.

«-Aaaah, je crois que je me suis cassé la jambe. Al, petit enfoiré, tu m’le paieras. Tu vas voir. Tu paies rien pour attendre. Sale fils de pute!

-Et toi, Mac Coy, future petit cochon. Tu sais où t’as atterri Inspecteur? Non, Et bien tu le sauras bientôt!

-Qu’est-ce que ça veux dire?

-Inspecteur Mac Coy, c’est vous qui avez dit: on est malin, jusqu’à ce que l’on trouve plus malin que soit. Et bien, c’est bien moi, qui suis plus malin que vous. La vérité. Regardez dans le trou, autour de vous Inspecteur. Vous n’êtes pas seul en bas. Tenez, je vous envoie ma torche. Attrapez ! Vous y verrez plus clair.

-Oh, mon dieu! Mais qu’est-ce que c’est qu’ça? Ca grossit, c’est horrible!!! Al, fais pas l’con. Au secours, à l’aide, pitié!!! Al, au secours!

-Je ne peux vous dire ce que c’est exactement Inspecteur. Mais c’est d’une efficacité redoutable. Ceci, est dans ma famille depuis de nombreuses générations. Nous l’appelons, la «CHOSE». Elle a toujours été à notre service. Et cela, depuis la nuit des temps. Vous savez Inspecteur, je suis propriétaire d’un restaurant réputé qui marche bien. Je fais d’énormes bénéfices. Et je veux continuer à en faire. La vie est difficile de nos jours et la concurrence est rude. La base de la cuisine de mon restaurant est la viande de cochon. Et cette CHOSE se charge de m’en procurer, à chaque fois que j’en ai besoin et que lui en ordonne. Ainsi, je fais des économies, sur ce plan!!! Pour cela, il suffit de lui livrer un être humain. Et par je ne sais trop par quelle alchimie, elle transforme ce dernier en cochon. Et le tour est joué. Après, je n’ai plus qu’à récupérer le cochon que l’être humain est devenu. Génial, non?

-Oh, mon dieu, Al, pitié, fais quelque chose, je t’en prie, aides-moi. Ne me laisses pas. J’ai mal partout.

-C’est rien. C’est parce-que vous êtes en train de vous transformer en cochon Inspecteur, comme je viens de vous le dire.

-Nooooon, pitié ! Al, noooon !!!!

-Au revoir à plus tard Inspecteur Mac Coy. Bonne transformation.

-NOOOOOOON!!!»

Le lendemain matin. Toujours à l’exploitation.

«-Patron, patron. Le dernier cochon, je l’ai mis dans le parc, avec les autres. Il est un peu patraque. Mais ça va aller.

-Merci, merci Cleveland. Il faut passer à l’abattage, quelques cochons, pour ravitailler le restaurant demain mardi.

-Al, patron, on peut égorger le groupe de cochon que j’appelle le clan du 9ème district. Vous savez, les ex-petits voyous dealers de drogues. Ils sont à point maintenant. Depuis le temps, que je les engraisse à la farine hyperprotéinée!!! Je les ai engraissé comme ça, pendant au moins 9 mois. C’est pas rien, vous savez? Au fait, Al, patron, j’allais oublier de vous dire, que j’ai surpris hier soir, deux jeunes paumés faire les poubelles du resto. Un gars et une fille. Je suis sûr qu’ils feront l’affaire!!!

-Tu ne les as pas trop bousculés dis-moi, Cleveland?

-Ah non, patron. Vous en faites pas pour ça. J’ai tout prévu, comme d’habitude… C’est sûr la CHOSE les appréciera!!!

-Je n’en doute pas, Cleveland, je n’en doute pas.

Au fait, mon ami, le dernier petit cochon s’appelle Mac Coy, accroches-lui un anneau avec son nom gravé dessus, à l’oreille gauche.. Merci»

Cleveland se dirigea vers la porcherie tout en chantant comme il l’a si souvent fait auparavant: «Qui mourra, verrat et le saura, mais pas moi….»

Jan
18

TITLE:  JDG Brother of Light! Have a look deep insideYour soul’s cryingBetter listen to your spirit sighingTo free yourself from desperationWhy do you always have such a sad face?Your mind drowned in a mental messPrisoner of love denialMagnifying your emotional deprivationYou are like a naked flame flickering in the deepest nightAlways looking on darknessFeeling insecure, with no hope for tomorrowBut you left your heart behind on the Hall of Fame, for us to worshipAn aura of respect embraces the D’s legacy foreverA talented persona to remember Brother of Light! With the saddest look in your eyesSometimes, a fierce and piercing stare from your intense blue eyesLike a flashing fever in your eyesDo I mind?You’re not there, but still, I can imagine youA Giant, sure, that’s what you areA ducky boy in the doorwayWith one more way“I can’t play this scene twice”You walk down the street, with a cool expression full of confidence; smoking like hell to show off the “rebel” in youAnd right after that, to find yourself racked by anguish, remorse and despairI know it’s unfair!Again and again, the unbearable painA beating in your brainThat drives you to desperationDesperation of the lonely voices inside of you, yearning for emotional liberation Brother of Light! ‘Think you’re cute, tough-mindedStill, you’re crying your heart out, slumped over the steering wheel of your sport carBorn under a lucky star?Too many questions, to so many mysteries and so much sufferingGirls and cigarettes are second to noneThey never last longShort-lived satisfactionJimmy slow down, you’re driving too fast, Jimmy’s weepingYou can smell her perfume, along the coastal roadHer pretty face is haunting you, along the coastal roadYou already set out on your doomed road trip to the Boulevard of Broken Dreams Brother of Light! Your angry little heart is beating so fastAnd the bitterness inside of you comes out fastThat temperamental sideThe one you say that you can’t hideAn unmistakable deadly charmThat will soon turn your body into a haloAll you wanna do is to let yourself goTo ease the unbearable painSo you step out of your cageAnd onto the stageFor the final actThat will leave the mark of Cain right here insideFord the unknown river and head for East, you may reach EdenWhere you’ll probably find the peace of mind, you’ve always been searching forEmotional outburst here, emotional outburst thereOriginal carefree, misunderstood “Bad-boy-with-a-heart”, still graces the bedroom walls of today’s teens.Eternal youth and passion here and there Brother of Light! Tell me your fears, tell me your dreams, your stories, your sorrows! OkayAm I in?“Dream as if you’ll live forever, live as if you’ll die today”Poor Jimmy, you never knew what you were in for!Death was the price you had to payI can hear you say: “Rescue me”How could I, even if I wanted to?You can’t run away from yourselfYou felt like an old book left on a dusty shelfSometimes, we all feel that way tooBut some folks say:Love needs its martyrsThat thing called love needs its sacrificesSo we become our own jailorsYou’ll be waiting patientlyTelling you, it’s alrightPraying for the gates of your mind to openAnd walk blindly towards freedomThat will help you reach the height of emotional emancipation and heal your soulThen you’ll find out, love is not something that is out of our handsA hidden law, a forbidden fruit, the Death of HappinessBut a destiny, a resurrectionOpen your heart and soul I don’t think you ever agreed to be our Holy OneSo, let the apple falls and the Spirit of Freedom will rise within youTelling your true selfThat the fire of love can burn deep inside your heart foreverThe rest doesn’t matterI should’ve said it all to you back thenToo bad, now you’ll never know…  “-Well that’s it. Enough for today. I just love writing poetry, putting down whatever comes to my mind. Actually, I’m quite satisfied with what I’ve done so far.Sounds good to me. I realize that, each and every day, I’m getting better at writing verse. Let’s say, I’m trying. I have plenty of time to do so now.I think, I could have made a living out of writing. Why not? Something like a movie script or a play, I could’ve played in and produced. I dreamt of it. The Warner nine picture contract included two movie productions of my own… I’ve always been mad about Bullfighting and all the stuff that goes with it. To tell you the truth, I’m quite obsessed by the subject. I remember, decades ago, I started to write a play about a badly injured torero, gored in the belly by a fighting bull’s horn. Following that misfortune, he had to go through the ordeal of the near death accident and face up to his own fears, prior to his triumphant comeback to the bullring. For this new experience, I got myself a serie of notebooks. Page after page, I wrote down technical, artistic comments and details about directing. I was not only acting on movie sets. Quite often, during a long break in filming, I’d watched the movie director technical work and listened to what he had to say. The do’s and don’ts concerning directing. Thus I could keep traces of the technical side of my craft too. “Keep on learning from others” was another of my spearhead. I always kept in mind, that the best way to improve the way one acts and feel secure in your acting, is by getting around. Follow your instincts and opt for “on-the-job” training, wherever you are; rather than a strict academic environment. Just feel and choose the path that is right for you. It will pay off! Go for it then. I didn’t get that from the Actor’s Studio! Certainly not. What you think or what you feel is more important. And real acting is about all that. Real acting technique is not to know the lines too well; so it may look like, you’re searching for the words… Thus, there will be no uncertainty about your commitment to your art. For me, that’s the only way of achieving good acting and symbolizing the quest for authenticity, beyond admiration of facial features or mere respect for the persona. Breaking the rules and construct a value system yourself, an individualized, but viable identity, as an artist. Then when you can become a cult figure, a household name. A myth? Even if your life’s cut short, like mine was. Your image and legacy will live on and on. Well, what else can I say? I know what I’m talking about! Anyway, it’s too late now for me to think about all that stuff… No one knows and will never know how fast I was driving or if it was an accident. I was only 24 y.o. I just know that something went wrong. All that destructive tendencies that flourished within me over the years, were greatly magnified by the end of my short but eventful life. Could that be the real cause of my sudden and premature death? The loss of my life in that horrible accident could’ve been prevented. Well, too bad, too late now… Always looking for an loophole. I don’t think I knew at that time, what I was really after. The strange kind of behaviour, I loved to show off, led me to a senseless waste. Waste of my talents, waste of my life. Who’s to blame? I have to admit, I could hardly cope with my persistent and deliberate antagonism to just about everyone. But I couldn’t help it. My strangeness was notorious on the Hollywood scene and among the few so-called friends I had, then. In fact, very few people knew who I really was. Behind the magnificent gorgeous Jimmy, there was a young man who just wanted to be himself, who believed in himself, and at the same time felt insecure, highly vulnerable and distraught. Many things in my life affected me. Until the end, I was haunted by my mother’s death. I also felt truly unloved by my father. I felt abandoned by both my parents. And more, I wasn’t always honest ‘bout my love and sexual life. But in the 50’s, we didn’t think along those lines…! You know. Well, I’m sure you understand, what I mean… On the “Torn Sweater” photos, the look in my eyes said it all: desperate and scared.  I hated my own careless attitude and independence from society. The fact I had always been contemptuous of authority. At that time, I didn’t know other way to live my life. Also, I unfortunately do think, Hollywood “ruined me” too. I wasn’t aware of it, when I was in the business. Or maybe, I acted as if I had given no thought to that possibility. Hollywood made me a star. I reached the Height of Fame, propelled into the limelight. The Hollywood PR machine said I was a huge star well before I finished my first movie. In a way, I supposed that or I have to admit, it went straight to my head. Jimmy thought he knew it all: “Let me live my own life, nuts to you all!” And what the hell happened next? I didn’t last long. The dashing young actor Jimmy Dean was wasting away fast! There was a real down side to stardom. Everyone was taken in by my rebel attitude and felt for my unmistakable charm. And my nonconformist way of acting added to that. Right away, I went on to live out my fantasies in the most peculiar way. Live fast and… Perhaps, my only salvation? In order to hide my insecurities, I hid behind a façade which consisted of delighting people, in nothing better than thumbing my nose at the Establishment, through a headstrong attitude, coarse language, reckless driving and show off. Vain display of my already inflated ego. I felt like being trapped in the web of Hollywood artificial life and my own real life tensions. I remember spending my then suddenly full wallet on expensive sport cars and whizzing along the Hollywood Hills. I even entered a few car racings too. And won a few too. I was not fully aware, I had already embarked on a dangerous and doomed path to hell. Live fast and… No need to tell you again, how it all ended! Breaking news: “There’s been an accident on a Californian Highway. Bobby sox idol Jimmy Dean’s been killed. He was only 24 y.o.”It seemed that the whole universe witnessed and recorded the fateful moment. To quote most of the news flashes back then: “The restless life of James Dean had come to a violent end. His badly mangled body laid lifeless, impaled on his sport car’s steering column. The violence of the impact was tremendous.”“-All I can remember is feeling the wind ruffling my already unruly hair. And I enjoyed it. Even though, little while ago, I had been given a speeding ticket for exceeding the speed limit. But my wild instincts told me to rev the engine and literally gun it along the Californian highway. As usual, fascination and impulse always got the better of me, as far as fast cars were concerned. Like so many others of my generation, I exulted in the freedom which four wheels afforded and provided me. It was terrific! I thrived on this sort of kick. I felt high, real high. And that high was as effective as the most potent drug. I hardly noticed the countryside flashing by me on either side. I just followed the urgings of my passionate and impulsive self. Oh, I was in heaven. In the meantime, ahead of me loomed a car “the fatal car”… It all happened within seconds. Fast and deadly. My unconsciousness proved to be fatal. The final moments consisted of slamming on the brakes, skidding, colliding and finally hitting a telegraph pole. An excruciating pain took possession of my whole body and darkness fell upon me as though the sun had suddenly become eclipsed. I had just been brought face to face with death. Within seconds after the crash, I felt myself falling right into a deep slumber and telling myself: now you’ll be able to get what you’ve been searching for so long: Peace of Mind. And also, accept whatever may come next…                        ################################################   “-I was standing there in the middle of a broad and desert like road. A road that stretched away in the distance. I felt dizzy. Oh, the unbearable pain which enveloped my neck paralysed the top of my body, from my chest right up to the roots of my hair. Still, I started walking down the road, unsteady on my feet. I held my head with both of my hands. So intense the pain was. Finally, I managed to reach the sidewalk. And then, against all odds, the sharp pain disappeared completely. The pain exited from my swollen neck, like magic. From a state of excessive pain I now appeared to have fully recuperated from my physical trauma, as if I had been through a long subsequent convalescence in the healing ward of a hospital. I looked around me across the surrounding landscape, in a dreamlike, unreal state, as I began to feel vigorous in body and mind, like never before. I was vaguely aware that a few cars were whizzing by… One of them could have hit me though. I kept telling myself, you’re in one of your weird dream again, Jimmy. Aren’t you? So let the dream be… Shortly thereafter, an ambulance car drove by at high speed, leaving behind a cloud of dust. I was conscious of various people bustling about, conversing with one another from time to time. But strangely enough, I couldn’t see them. However, I was to find out later on, that my then condition of sickness was definitely a thing of the past! I can’t tell you how long I remained in that condition. It seemed to be not important at his particular moment! An imparting strength and vitality took control of the very depth of my being. Amazed, I just stood there on the sidewalk, with the cars whizzing by… All was well with me, but still there was an unusual sense of subconscious, -that from now on- will not part from me till… I walked on, leaving behind the hustle and bustle, as well as the voices. That fuss died down and everything went quiet. That sudden quietude caused me some confusion at first. But an accompaniment of wonderful Zen music coming from nowhere, enveloped my whole self, and helped me carry on down the road. Strangely enough, I was not scared at all, whatever the location I was in. Even though, I didn’t have a clue of what I was doing here! You must be in one of your weird dream, I remember telling myself. Let the dream be, then. I had never experience this before, but I wanted to make further progress within that dreamlike situation, to continue on my journey. I didn’t intend to mope around for long in that sort of no man’s land. I didn’t want to be stucked in that place. “-Nothing going! I ain’t gonna stagnate in that sort of petrified landscape”. Subsequently, I’d soon find out, that I was engaged in a new direction, following a minor interruption in the process of everyday living… As time progressed, I think it did, even if I was unaware of such passing, I arrived at a huge junction. I looked up at the road signs and was surprised to find out that they were all blank. I suppose that was part of the dream too. When I looked around I noticed there was about a good dozens of blank road signs spread all over the junction. What was supposed to mean? What was I supposed to do then? Do it my own way, I think. Then, I turned back and began wandering over to a small block of pretty houses, instead of heading towards any direction as non indicated on the blank road signs. Amazingly enough, I was still walking on the same sidewalk, but now the broad and desert like road appeared to be a large boulevard that goes through the block. It was rather like a very little town. Few houses, a mall, a gas station, a Happy Hour and so on. Why such a big boulevard would go through such a small town? I didn’t have a clue! I decided to go ahead. It was all quiet. Apart from the wind playing havoc with my mop of fair hair. All of a sudden, I found myself breaking out into a broad grin, for no specific reason. I had to face the facts. Face what??? What was happening to me was odd! Can you believe it? Megastar Jimmy Dean in the middle of nowhere… I took a pack of fags out of my pockets and lit a cigarette. By the time I took a drag on a Winston, someone yelled: “-Hiya! Jimmy”. “-That’s my name”, I yelled back rudely. I squinted at the direction where the voice was from. I could hardly distinguish the form and shape of the person waving at me from faraway. It became obvious; I didn’t have my glasses on. It was no open secret, everyone knew that being short-sighted, I was inclined to squint. For the third time an ambulance car drove by at top speed – emergency lights flashing on and off- followed by a couple of cars. The person who waved at me was now standing right in front of me. A woman. I gasped when I saw her. When I laid eyes on her, I got the feeling we had met before, I’d swear to it… Uncanny how she, reminded me of my… She was a beauty without compare!!!  “-Hiya Jimmy! How is it going? You’ve been around for a long time, ha? -Oh no, I replied, I’ve just landed in that no-man’s land. Must have been by accident. Then she added with a strange look on her face “-What a coincidence! Need I say more?” She looked young but though I had the feeling that an older woman stood before me. Another dream weirdness! It was like having in front of me a 2 in 1 person. A young and an old woman, both rolled into one. What made me feel this way? Something deep inside told me she was an acquaintance of mine or more. You can sense things like that. Because of that intuitive perception, I fired questions at her. She retracted, wary of my insistence on questioning her. She knew I was trying to know the truth about her. She started acting strangely and asking me some bizarre questions, I couldn’t even be bothered to answer. I was always going back to the subject… At one time, I told her straight to her face, to stop pretending (she was acting as if she didn’t know what I was talking about!) and to let me know who she really was. I’ve never been keen on playing that sort of silly game “verbal hide and seek”. When Jimmy Dean is set to do, know or get something, no one can stop him. Man, I’m rough when I feel I have to be. I know, I’ve got quite a temper. Too hot! I can easily drift from sanity to madness and back again, if someone pisses me off. By and by, she detected that I was seeking information about her identity in a very oblique way. For results, all I could get out of her was: h’m, h’m and h’m. Then I sort of turned on the charm. That’s when she got really upset. The lady would suffer no nonsense from me. It was all serious business with her. According to that pseudo young woman, her task was to initiate me into a far greater understanding of the present situation, of which I finally belonged now. What was she talking’bout? All that blab bla bla didn’t make sense to me, no matter how I try. Anyway she went on and on “-They sent me to you… From now on, I’ll take care of you. Bla bla bla, bla bla bla…” As far as I was concerned, she was -one among many others- well versed in the art of bullshit. A real bullshit artist! That’s what she was. Her enthusiastic speech just sounded like a mystical hogwash to me! And just to think about it now, it makes me laugh loudly. “-I’ll take you under my wing. You’ll see everything will work out just fine, Jimmy…” Well, I’m not attempting to denigrate her. But she got too weird for me. I know I said it many times before, but I have to repeat myself here: That’s just the way it is in the Dreamland. I can’t argue with that, so to speak… To cut short her never ending speech, I flung back at her, with a note of deep irritation “-For fuck sake, could we go for coffee now?” Earlier on, I had spotted a Happy Hour further up the place where we stood. It soon became apparent to her, that I began to show visible signs of my annoyance. She finally felt the need to apologize for her distorted language… But stressed that, what she was talking about, was of peculiar interest. I should listen to her with a great deal of interest, because her words were of the utmost importance, for the very near future. Personally, I couldn’t care less. And to top off my “couldn’t-care-less-attitude” about her and her crap, I gave her a stream of cuss words, and then slicked back my hair; for the “coup de grace”. As usual, there was my ever-present cigarette dangling from my lip, which served to pull my lower lip into a kind of pout, guaranteed to produce a sexy sensual image, I did that on purpose, in order to shock her better. Our exchange got real bad, fierce. The rhythm of her speech went up and up. I said to myself: “-If you get on my wrong side babe, you’ll see how bad I can be. All the worse nuances of my language came out. To annoy her better, I looked down at her feet, then up into her eyes, in a non-expressive way, and within seconds, one of my famous glowing smiles would burst forth. I was trying to think as many dirty things as I could to offend her. At the end, it revealed that all my attempts to shut her up proved to be fruitless! She began to talk about my certain period of acclimatization here; about my former dissolute ways and derelictions… That I was yet in my very infancy… She had a fond hope that such could be put to a positive use here. Sadly to say, I continued my own exploration concerning one of my deepest vice: coarse language. For her ears only. By now, my disposition and failure to get what I wanted to know about her began feeding off each other in a vicious cycle. For sure, she felt I was about to flare up. She insisted but adopted a new strategy. She began a dialogue which revolved around me. I knew, she did that on purpose. Just to see if it would calm me down a bit. Being accustomed to the limelight, I was not at all averse to this sort of discussion. I became increasingly excited as she gently led me to understand that I needn’t feel guilty, about the lack of love from my dad. His own distorted emotions, which he had to live with, will continue to perpetuate his malaise ‘till death, without ever addressing the real cause. It was obvious, I couldn’t rectify his mental trauma. She told me that much of my aberrated rebellious behaviour was a demonstration of the seething bitterness -which raged inside of me- towards my dad. I was an unwitting victim of that denial of love. It was fairly obvious, I suffered greatly from a lack of love and true affection since I was a little kid. I said with a quavering voice, tears running down my face “-That will be enough for today”. As far as I remember, I’ve always covered up whatever I felt about the absence of my father’s approval and love. I was used to go without it. I’ve never really gone on a lot. It was not my thing. When I was alone with someone, I would never completely relax or open up. That’s the way I am. No need to say more… Well, at the same time, I wanted her to tell me more about this topic. Beseeching her to do so. The lady tempered my impatience with the calm assurance that ultimately, I would indeed become informed of such things and many others, in order to progress along my new pathway. She was so right concerning my dad. All this truth was imparted so kindly with an air of great motherly tenderness, love and concern, for she sure knew that this was the type of thing I would become most responsive to. I was so sensitive about the subject. Staring into space, the following thought occurred to me: could that be her? Why not? I just can be in the middle of a weird dream! Oh Heaven! Assure me, I’m only dreaming. Or perhaps my mind designed all this to help me test out my strengths and weaknesses, to enable me to deal with and learn firsthand from my everyday experiences. When I wake up, I’ll have to think seriously about what I experienced through that dream! I wept and at the same time, I felt her arm encircling my frame. Her reassuring and comforting words penetrated my troubled mind and soothed away the inner pain. As soon as, as I began to feel better we wandered over a park where we walked for a short while, amid a profusion of gaily-colored flowers and the comforting harmony of birdsong. When, I had quieted down a bit, I apologized to her. Telling her straight, I was wrong to act the way I did. It’s true. I shouldn’t have been rude to her. That I was too ridiculous for words. She responded: “-I think you’re right, that will be enough for today. You need time to adjust to your current surroundings.” I stared at her, rolled my eyes, and went “-Oh boy! Here she goes again.” Her reaction was to look down at my feet, then up into my eyes in a non-expressive way and within seconds, we both burst out laughing. I could tell by the look in her eyes that she was fully aware of the effect; her little part was having on the wayward Jimmy. Within a short period of time, this lady had tamed the young lion called Dean. I don’t know why, but she reminded me so much of my mother…  Shortly after, we sort of hanged around the block of houses, chatting non sense, laughing ‘till we cried, and wondered whether to pop in the Happy Hour or go to her house. Oh dear, what a dilemma! Finally, she invited me to drop by her house. I accepted the invitation, and we both walked to her home. So, I went along with her. En route to her place, we kept on clowning around. “-Hey lady, if I had my camera, I’d take a few photos of you and I. I’d take them right there in the middle of the street… C’mon, don’t say I’m nuts. That’d be fun. Later on, when I get older, I’ll look back with nostalgia to this photographic encounter.” Odd enough, I found myself talking as if I was in the real world, awake. I think we got off to a bad start, but I think we hit it off, now.   We arrived at a street corner. Until now, there was not a living soul to be seen! A huge sign on the front side of the gas station opposite, said: “Boulevard of Broken Dreams”. I didn’t really pay attention to it, except that it was all written in the boldest possible letter, as though someone wanted to draw my attention to it. That was not an important issue. For the time being though! The lady gave me a nudge, as to say, come on, let’s go. We then crossed the large Boulevard, turned round another corner, and there, was her house, next to a wooded-area. By the time we reached the porch, a high wind, approaching gale force, began to blow throughout the block of houses. My attention zeroed in on the wooded-area, which appeared to be the source of the gale. Awareness overcame me that this area was in fact a cemetery. A whirl of dust went up in the air, as I got closer to the wooded-area/cemetery. An unknown force literally attracted me to this area. It was like being moved towards the cemetery by a magnetic force. As by magic, I stopped right before a grave. My mother’s grave. Flowers had been put on it. On the tombstone was written “Mildred Dean 1911-1940”. At once, I recognized the Dean’s family cemetery plot back in Fairmont Indiana. Right next to my mother’s grave, a shadowy human shape who seemed to have appeared from nowhere, was digging a deep hole. A gravedigger? When the shadowy human shape had done with the hole, it vanished into thin air. A large flat piece of stone had been put carefully above the hole. On that tombstone, I could read “…..  Dean  ….-1955” Stone me! The Dean family name, a date and nothing else! What was that supposed to mean? A member of my family was soon to decease or what? My dad, my aunt, cousin, who else? But I remembered at that time what some folks said: “if you dream about graves, dead people, tombs, it was a very positive thing!”  But still, I was left puzzled… After a while what seemed to be the outlines of the two graves, began to fade and became blurred. I felt the lady tugging at my ragged T-shirt. Until now, I hadn’t noticed that my clothing was tattered. In fact, it bore more little resemblance to clothing. Let say that “rags” was a more appropriate word. The lady kept on tugging my T-shirt, as though to pull me away from here. I stared at her, and it was manifest to me, in this particular dream, that she was my mother. No matter how young she looked. “-C’mon tell me what your name is” Speaking bluntly to her.-My name’s Millie. Satisfied now, Dean?”… Inside her house, everything was neat, cosy and pretty. You could tell at a glance, that a girl was living here. As soon as we got in, she left me and made her way to the kitchen, to make coffee. I heard her putting the kettle on. She then took her shoes off and showed me round the house. Flowerpots here, plant pots there. Walking through the hallway, I was rather taken aback by what I saw. The walls were flanked and covered by photographs. Photographs that portrayed me. I stood still before one of them. What happened next was astonishing to say the least. The photograph came to life. And the rest of the pictures followed suit. Then faint images of what seemed like my childhood, teen and early adulthood, began to parade past my astonished gaze. Millie pulled me and showed me the way up to the first floor. She then led me to a large, impressive-looking room, which could be likened unto a palace bedroom. On the linen cupboard, there was a stack of sweet smelling sheets. Photographs of the rebellious actor Jimmy Dean plastered every surface. Once again, I thought: “it’s just a dream. Just a dream. It can’t be real.” But strange enough, a dream which seemed to never end. In the meantime, she went back down to get coffee. While she was downstairs, I moved towards the bathroom. There, I slicked back my hair in front of a shadowy cracked mirror, exulting at the carbon copy of “Good old Jimmy Dean” which beamed back at me. Before I realized what was going on, the shadowy cracked mirror disappeared, leaving behind an impressive trail of blood on the wall. I flinched as the cold blood splashed over me. I screamed out loud and almost blackned out, sickened by the physical trauma of the moment. My scream must have alerted her, ‘cos Millie rushed up the stairs, took me straight out of the bathroom, and gently showed my way to the bed, on which I lied down. She put her hands on my forehead, and immediately soothed away the excruciating pain. What happened next? I don’t really know. Did I fall asleep? Probably. How come one could fall asleep in a dream? Is that possible? Anyway, a few hours later, I guess I woke up. I woke up frightened and desperate with fright: “-How can it be?” My desperation grew worse as I looked around me. I was still in the same goddamn dream. Same place, same girl. I pulled the sheet over my head in desperation. “-Hey Jimmy, you slept for quite a long time. Tell me, when was the last time you got a decent night rest? Well, well, well. You look so much better now. Totally relaxed and rested.-What happened to my clothes, Millie? Don’t look at me like that? That’s your name, isn’t it?-You mean your rags. They all ended up in the garbage can. I got you some new ones. Look. Well, what have we got here? A new denim, new T-shirt, a pair of sox and a pair of Converse. What d’ya think Rebel?-I don’t want any of those things. Who cares about your brand new clothing, anyway? All I want right now is to wake up, be back in my own bed at home, back to reality. That’s all. What the hell is going on? What have I done to deserve this? I don’t remember having taken drugs or chemicals. So why can’t I wake up for heaven’s sake? I stormed.-Fancy a cup of coffee and some raisin bread? She said. In order to get my mind off the subject.-I don’t give a flying fuck ‘bout your coffee and raisin bread! Leave me alone. Buzz off! Can’t you hear me; all I want to do is to wake up, be back in real life!!!-All right, all right, calm down. You don’t have to bark at me. Ok, Ok, if you want to wake up, ‘cos it seems the only thing, you want to do, get dressed and follow me.-Where are… Oh Millie, I’m sick and tired of all this!-Hush! You wanna wake up, Jimmy. I’ll wake you up then.” I spoke sternly to me. Before she walked out the bedroom, she added in a severe tone; “-I’m just trying to make it easier for you, Jimmy. Full cooperation is essential, if you want to live a reasonably smooth existence in your new surroundings. If not, you’ll have to struggle a lot to progress along your own new evolutionary pathway!” As I didn’t want to argue with her once again, I resigned. I was down the stairs whithin minutes. “-well, I’m impressed. Wow! Just right on time. I guess we can leave now, Jimmy.-Where are we going?-To the Happy Hour. What’s the matter AGAIN? Something bothers you again about what I’m saying? Listen, if you…-All right, all right, beat it. I follow you. Come on let’s go.” Right after she had closed the front door behind us -as we walked out of her house- we heard the distant wail of ambulance sirens…   On our way down to the Happy Hour, we passed by the wooded-area/cemetery. I just glanced at it. No more than that. The stormy weather was scorching, the air was damp. As we looked up at the storm clouds, we knew we had to speed up, in order to reach our destination as quickly as possible, before a tremendous storm broke.   Before the Happy Hour main door, I just froze at the sound of the former bustling about, various people conversing with one another. But this time, it was much louder. And worse, I could feel the movements of these people, when they came near me or passed close by. But still as before, I couldn’t see them. I recall that it was all very intense. “-Millie can you feel them. Can you hear these voices? Come over here. What’s this all about?-You’ll soon know Jimmy. You’ll soon know. Now, let’s get in.”   Quite a few people were inside. To my amazement, they all knew my name “Hi Jimmy here, hi Jimmy there.”I spotted two people, a man and a woman sitting in a corner by themselves. They seemed withdrawn, uptight and completely lost. It really stood out that these two, were different from the other people who were having a drink in. Probably they were not locals, like I was. “-Millie, who are these people, right over there? Why don’t they mingle with the others?-Oh! You mean the man and the woman sitting right there in the corner? They’re new comers. They’ve just arrived. Consequently, it’s all new to them. Someone will soon come to take care of them. No need to worry. They’ll be all right, you’ll see. C’mon, let’s have a seat over there. Right, what you‘re having, Jimmy? -A coffee. That’ll be fine. Thanks.-Waitress, two black coffees, please.”  We sat down comfortably and sipped at our coffee, before a large screen. In fact, it was a large color TV set. It appeared to be made of a strange substance, unknown to me. It’s hard to describe, but it was rather like a living substance!!! Millie stretched out her hand towards the TV set, which brought animation to the now glittering screen. At first, it appeared to give off a faint humming sound. Then, faint images became more defined. Images of what seemed to be a news bulletin. What happened next was astonishing, to say the least. “On the californian Highway 466, two cars collided. In one of the two cars were movie actor James Dean and his mechanic Rolf Weutherich. Bobby Sox Idol Jimmy dean was killed in the tragic accident. He died instantly of a broken neck. His mechanic is said to be badly injured, but alive. It is readily apparent, that movie actor James Dean was overspeeding on the Highway. According to a police patrol, shortly before the crash, he had been given caution in the form of speeding tickets. Jimmy Dean was only 24 y.o.“ I listened to the presenter intently. All of a sudden, the final tragic moments prior to my advent here, came back to my already troubled mind. I was literally astounded at the rapidity at which this took place. May be that’s the reason I didn’t even know I was dead. My conciousness became aware that I definitely left the world which I had learned to love and cling to, all too well. My mind reeled at the fact that for me the bottom line manifested itself in a life prematurely cut short. After all, that was the end result of my foolishness and recklessness. Sure, all of this caused me great confusion… I must have been catapulted out of my former body. “-Jimmy, you said you wanted to wake up. What do you think about that, ha? Now, you’ll have plenty of time to learn to master and control this stupid fascination and impulse to rev engines of fast cars. If you had made a better and wiser decision concerning your reckless driving, you wouldn’t be here among us at the young age of 24 y.o. Your accident could have been easily avoided. Unfortunately, you’ll have to live with the results of that stupid error for a while before feeling in perfect harmony with your new self and your new environment… At the present moment, you are in a transitory stage, that’s why you feel so vulnerable, angry and hurt. Hopefully, if you have the inclination, you’ll learn rapidly that life here is exciting and interesting. Subsequently, you’ll feel like making further progress to continue on your journey in this “other side of life from the living”. I know it’s a drastic change for you. But there’s little you can do about it now. You won’t be alone though; I’ll be by your side as long as it’s necessary, whenever you need it and feel like it.” Driven by desperation, I rushed out of the Happy Hour, and found myself facing the gas station opposite. The sign “Boulevard of Broken Dreams was now dripping with blood. Because of my new found unusual consciousness, I knew it was my own blood dripping down on the sidewalk. I threw myself to the floor and I screamed out as loud as I could. I did all I could to run away from it all. The wooded/area cemetry blocked my way out of the block of houses. To my horror I looked at the grave next to my mum’s. On the tombstone was written “James Dean 1931-1955”. I backed away from it and carried on running down the Boulevard trying to find a way out of this place. I finally reached the former junction, the entire blank road signs were dripping with blood, now. My blood. I cannot explain it, but I could sense it. And then faint images of what seemed like a car accident became more defined and paraded past my eyes. The central character who impaled on the steering column caught my attention. I watched as passing motorists stopped to help. A patrol car and an ambulance were called for -the same ambulance which drove by fast, twice or three times earlier on- A short time later, an ambulance crew arrived on the scene. I got closer to the wreckage and saw my horridly mangled body. A lifeless, bloody corpse. I watched the frantic efforts of the ambulance men to extricate my body. The friends who had been travelling behind me soon arrived. I desperately tried to talk to them, touch them, but in vain. They couldn’t hear or even see me. All these people were bustling about and conversing with one another. It seemed as if a movie was taking place in front of my eyes. Movie, in which I was the principal actor. Dead though. All my attempts to make my friends understand that I was standing right next to them were fruitless. At the end, the ambulance drove away, en route to the hospital. My friends -their faces bathed in tears- got back into their car and followed the ambulance. Ultimately, all these virtual images burst like a bubble. “-Well, that’s it. I’ll never wake up again. Never. I’m dead now.” I said to myself, in a resigned sort of way. I finally came to understand that my Earthly sojourn was over. I finally found out that I belonged here… I heard someone calling my name, from faraway, waving hands at me. I didn’t have to squint this time. I plainly distinguished the form and shape of my spiritual benefactress Millie. I mean Mildred, my deceased mother…                        ############################################ PS: Actually, I’d like to mention just for the record -after all these years on the other side from you- that the former James Dean is a rebel no longer. I can only hope that you guys out there will take these words to heart. But one thing for certain, I have undergone a dramatic change, since arriving here. Sadness, offtimes despair, feelings of resentment, rebellionlike tendancies, my own wrongdoings etc, no longer exist. That’s right, you heard me correctly. I look back on for, what my former life was: live fast and… But I missed out on what should have been the most important thing in my former lifespan: My “CHILD”. Yes, my child. My natural child. Oh, I’m fully aware that I’m not happy neither am I proud to make this admission! Glamor of the bright lights werre so inviting. The pursuit of fame, I found necessary to indulge in order to flatter my already inflated ego, was just an illusion. Its full effects coming back full circle to haunt me, just like a boomerang; since my advent here. The driven young man called Jimmy Dean was willing to do -and did- whatever it took to achieve fame. Fame, glitter, all these things are transitory, shallow and minus any satisfaction.They’re nothing compare to a child. Believe me, my friends and faithful fans, what I tell you is true. I had a natural kid. A girl, precisely. And may I just add that I found to my chagrin, the most and decent gestures of everyday living such as looking after my baby daughter were sadly lacking in my former life. And regrettably, I found out too late, that this was the important issue. But I was so young, so foolish, immature… I was only sixteen, when she was born. Remember, it all happened back in the late forties. Consciousness was not what is now… It must be stressed that in fact, my daughter was the best thing that happened to me. Even if I wasn’t aware of it when I was alive. But now, how will she know about the way I feel? Fortunately, my daughter, like my grandchildren was and is still blessed with intelligence. An intelligence which transcends anything I have known in my former life. Their wisdom is astonishing; they made their lives worth living. Indeed, they didn’t join the big James Dean parade, or live their lives like some mere Jimmy Dean clones or look-a-likes; strutting about on every street corner of America and showing off, like I used to do. My daughter and her family don’t look on themselves as hotshots, cool characters who have all the answers, like I thought I did. They’re not acting the bigshots… In a way, even if they’re not aware about it, they “have rehabilitated” the rebel that I was once. I’m so proud of them all!I’ll finally wind this up, by telling you that “The James Dean Saga is here to stay, perhaps in a different way (?), and will continue on both sides: there on “Earth” and “Over here”…  See’ya and bye for now. To the James Dean Girl (my beloved daughter), my friends and faithful fans.   James Dean from the grave.   September 30th 2005.                                                            To be continued…   This work is legally protected.    

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